Petit buisson persistant à tiges dressées pouvant atteindre 40 cm de hauteur. Il a des feuilles vert clair, ovales, qui sont portées par des tiges jaunâtres.
Ses fleurs qui apparaissent entre le printemps et l'été, bien que généralement blanches, peuvent être aussi violettes ou roses et sont protégés par des bractées vertes.
Origine : Endémique du sud-ouest de la péninsule ibérique. Il vit essentiellement dans les dunes côtières du sud-ouest de l'Espagne et du Portugal.
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Floraison
Plante signature des garrigues et maquis, le Thym (genre Thymus, famille des Lamiacées) s’impose comme une valeur sûre des jardins secs, rocailles et jardins de gravier. Peu gourmand en eau, mellifère, parfumé et utile en cuisine comme au jardin, il coche toutes les cases d’un aménagement durable et esthétique. Les Thymus botaniques regroupent une large palette d’espèces adaptées aux sols pauvres et très drainants, du thym commun aromatique au thym rampant tapissant en passant par les thyms buissonnants aux parfums étonnants.
Le genre Thymus, originaire d’Europe, d’Afrique du Nord et d’Asie occidentale, compte une cinquantaine d’espèces botaniques et de nombreux hybrides horticoles. Tous apprécient le plein soleil, les sols filtrants, minéraux, plutôt calcaires à neutres. Le choix d’un Thymus botanique se fait d’abord en fonction de l’usage (culinaire, couvre-sol, ornement), du climat (hivers humides ou secs, intensité du froid) et de l’effet visuel souhaité (tapis dense, coussins miniatures, buissons aromatiques). Voici les catégories clés et leurs atouts.
Référence du bouquet garni, Thymus vulgaris est un sous-arbrisseau persistant de 25 à 40 cm de hauteur, au port buissonnant compact. Son feuillage fin gris-vert limite l’évaporation, sa base se lignifie avec l’âge, et sa floraison printanière à estivale, rose pâle à mauve, attire fortement les pollinisateurs. En cuisine, sa puissance aromatique varie selon les chémotypes (thymol, linalol, carvacrol), d’où l’intérêt de sélectionner des cultivars stables si le parfum est votre priorité.
Pourquoi il excelle en jardin sec
- Très bonne tolérance à la sécheresse une fois installé grâce à des racines profondes et un feuillage coriace.
- Supporte les sols pauvres, minéraux, caillouteux, calcaires; redoute l’humidité stagnante plus que le froid.
- Rusticité généralement comprise entre −15 et −18 °C en sol bien drainé; plus bas ponctuellement si le collet reste au sec.
Cultivars conseillés
- ‘Compactus’ : port serré pour bordures linéaires, feuillage dense, entretien réduit.
- ‘faustinoi’ : réputé pour sa constance aromatique en cuisine.
Sous le nom vernaculaire de serpolet, on trouve des espèces et sous-espèces tapissantes (Thymus ciliatus, T. herba-barona) formant des nappes denses, persistantes, de 2 à 8 cm de haut selon les cultivars. Idéal pour joints de dallage, rocailles, bords d’allées et talus ensoleillés, ce groupe est un champion des jardins secs et des toitures végétalisées légères.
Points forts au jardin
- Floraison spectaculaire et massive au printemps-début d’été, rose, pourpre ou blanche, très mellifère.
- Résistance au froid souvent remarquable (−20 à −25 °C), avec une exigence absolue de drainage.
- Support de légers passages occasionnels pour certains; préférez néanmoins les zones peu piétinées pour conserver un tapis impeccable.
Espèces recommandés
- Thymus hirsutus : tapis dense à fleurs carmin vif, 5–8 cm, idéal en grandes nappes contrastées.
- Thymus doerfleri : compact, parfait pour interstices de dalles et pas japonais.
- Thymus nervosus 'Mont Ventoux' : floraison rose très lumineuse, met en valeur les minéraux sombres.
- Thymus nitens : tapis pourpre soutenu, croissance rapide.
- Thymus comptus : floraison précoce saumonée, très florifère, idéal en climat frais.
- Thymus ciliatus souvent commercialisé sous le nom de pseudolanuginosus (thym laineux) : feuillage duveteux gris argent, graphique et tactile, parfait en rocaille et joints larges; usage culinaire limité, préfère les substrats ultra-drainés.
- Thymus herba-barona (thym à carvi) : parfum évoquant le carvi, excellent couvre-sol aromatique pour bordures et joints, rustique autour de −10/−12 °C; top en pot en régions froides et humides.
- Thymus membranaceus : fleur étonnante blanche et longue.
- Thymus carnosus : feuillage vert très foncé avec une odeur de pin maritime très prononcée.
- Thymus mastichina : floraison blanche et feuillage libère une odeur pénétrante, évoquant la réglisse, l'eucalyptus et la térébenthine.
- Thymbra capitata syn. Thymus capitatus : avec des rameaux imbriqués d'un aspect étonnamment épineux et une floraison abondante rose.
- Thymus zygis (thym d’Espagne) : aromatique, tolère bien les sols très pauvres et calcaires, intéressant en climat chaud et sec.
- Thymus albicans : proche de mastichina mais avec un port plus rigide en boule.
- Climat et hiver : hivers pluvieux et lourds = espèces robustes (T. vulgaris, T. serpyllum) en buttes drainées. Les thymes citronnés seront plus fiables en pot ou en pied de mur.
- Type de sol : sablo-caillouteux, minéral, pH de 6,5 à 8. Évitez argiles compactes non allégées. En sol très calcaire, le thym se plaît, mais évitez l’eau stagnante.
- Exposition : plein soleil (6–8 h/j mini). À l’ombre ou mi-ombre dense, le port se relâche et le parfum s’affaiblit.
- Usage : cuisine (T. vulgaris), couvre-sol décoratif (T. serpyllum, T. ciliatus), potées et bordures.
- Entretien et taille : buissonnants pour haies basses et masses structurantes; rampants pour tapis. Taille légère annuelle pour garder la compacité.
- Tolérance à la sécheresse : excellente une fois installés. Les feuillages petits et persistants conviennent mieux aux zones très sèches et ventées.
Le succès à long terme avec les Thymus botaniques tient en trois mots : soleil, drainage, sobriété. Plus le sol est pauvre et filtrant, plus la plante est saine, parfumée et durable. L’arrosage n’est qu’un appoint ponctuel, surtout au démarrage.
Choisir l’emplacement et préparer un sol parfaitement drainé :
- Exposition : plein soleil impératif. La lumière favorise les huiles essentielles, la floribondité et la compacité des touffes.
- Test de drainage : creusez 30 × 30 × 30 cm, remplissez d’eau. Si l’eau n’a pas disparu en 1–2 heures, améliorez le drainage ou plantez en butte.
- Préparation en sol lourd : créez une butte ou un massif surélevé de 15–30 cm. Mélangez 30–50 % de matériaux drainants (sable grossier 0/4, gravier 2/6, pouzzolane 7/15) à la terre existante sur 20–30 cm de profondeur. Ajoutez des cailloux roulés ou concassés pour structurer durablement.
- pH et fertilité : tolérance large, préférence pour neutre à calcaire. Inutile d’enrichir; évitez les apports azotés qui ramollissent le feuillage, attirent les ravageurs et diluent les arômes.
- Paillages et collet : bannissez les paillis organiques épais au contact des tiges (écorces, BRF). Préférez un paillage minéral (gravillons, pouzzolane, ardoise concassée) de 3–5 cm qui réchauffe, stabilise et garde le collet au sec.
- Printemps (avril à juin) en régions froides ou humides afin d’assurer un bon enracinement avant l’hiver.
- Automne (septembre à octobre) en climat doux et sec, pour profiter des pluies d’arrière-saison sans excès.
Au GAEC Senteurs du Quercy, chaque plante est cultivée en conteneur de 1,4 L anti-chignon BAMAPLAST pour un enracinement optimum. Le mélange utilisé est composé d'un terreau drainant à base de fibre de bois utilisable en agriculture biologique et enrichi en terre végétale non traitée afin de stimuler le microbiome (les bactéries et champignons) du sol ainsi permettre la mise en place de mycorhizes pour une meilleure reprise et une meilleur résilience de vos plantes. Le paillage en fibre de coco pour l'économie d'eau et la non utilisation de produits phytosanitaires complète notre engagement en faveur d'une production adaptée à notre époque : une solution durable, esthétique et performante pour vos plantes de terrain sec.
- Buissonnants (T. vulgaris, 25–40 cm haut) : 35–40 cm entre plants pour une bordure bien aérée.
- Rampants (T. serpyllum/T. nitens) : 20–30 cm pour obtenir une couverture rapide en 1–2 saisons.
- Ultra-nains : 15–20 cm en rocailles serrées, joints de dalles et caillebotis.
- Contenant : percé, 20–30 cm de diamètre pour T. vulgaris; 15–20 cm pour rampants et nains. Les pots en terre cuite aident à assécher entre deux arrosages.
- Substrat drainant : 1/3 terreau mûr ou terre végétale légère, 1/3 sable grossier, 1/3 pouzzolane/perlite. Drainez le fond (gravier) et terminez par un paillage minéral pour garder le collet au sec.
- Arrosage : modéré, seulement quand le substrat est sec en profondeur. Mieux vaut un arrosage copieux puis une vraie sécheresse qu’un “goutte-à-goutte” quotidien.
- Hiver : en climat froid et humide, abritez les pots de la pluie battante, surélevez-les (cales) et réduisez drastiquement l’arrosage. Rentrez temporairement les thymes citronnés lors des gels prolongés.
- Reprise : arrosez une fois par semaine pendant 4–6 semaines par temps sec, puis espacez. Laissez sécher le sol entre deux arrosages.
- À maturité : pas d’arrosage nécessaire en pleine terre, sauf canicule longue. Un arrosage profond toutes les 2–3 semaines suffit alors. En pot, ajustez selon la température et le vent.
- Fertilisation : inutile la plupart du temps. Un soupçon de cendre de bois (potasse) en fin d’hiver peut soutenir la floraison, mais évitez tout apport azoté.
- Taille annuelle : juste après la floraison (été), rabattez d’1/3 sur le bois feuillé pour maintenir la compacité. Ne taillez pas dans le vieux bois nu.
- Fin d’hiver : nettoyez le bois mort, aérez le centre des touffes, pincez des jeunes pousses pour stimuler la ramification.
- Renouvellement : les vieux thymes se creusent souvent au centre au bout de 4–6 ans. Anticipez en marcottant des tiges périphériques ou en bouturant pour replanter et garder des touffes jeunes et denses.
- Durée de vie : 5 à 10 ans selon conditions (drainage, climat, variété). Les rampants se renouvellent plus facilement par marcottage naturel.
- Semis : de février à avril sous abri lumineux (15–20 °C). Graines fines, semez en surface, ne couvrez pas, humidifiez par brumisation. Repiquez en godets à 2–3 vraies feuilles; plantez après les dernières gelées. Idéal pour obtenir de la diversité aromatique, moins fidèle qu’un cultivar.
- Bouturage : la méthode la plus fiable et rapide. Prélevez en fin de printemps ou été des extrémités non fleuries de 5–8 cm. Supprimez les feuilles basales, piquez dans sable/perlite légèrement humide. Placez à la lumière sans soleil direct; enracinement en 3–6 semaines. Taux de reprise excellent sur T. vulgaris et T. serpyllum.
- Division : surtout pour les thymes rampants/matelas. Divisez au printemps ou début d’automne en éclats comportant racines et jeunes pousses. Replantez immédiatement dans un sol drainant.
- Marcottage : plaquez une tige souple au sol avec une agrafe, recouvrez de substrat minéral. Séparez après 4–8 semaines, une fois enracinée.
- Sol trop riche et paillages organiques épais : feuillage mou, parfum affaibli, maladies favorisées. Préférez le minéral.
- Humidité hivernale : cause n°1 de pertes. Surélevez, drainez, gardez le collet au sec.
- Taille trop sévère dans le vieux bois : reprise difficile. Taillez toujours sur du bois feuillé.
- Ombre ou mi-ombre dense : port lâche, floraison rare. Choisissez un autre emplacement si la lumière est insuffisante.
- Janvier–février : contrôle des excès d’eau, drainage des potées, suppression du bois mort si temps doux.
- Mars–avril : plantations en régions froides/humides; reprise des arrosages de démarrage si sec; semis sous abri; premiers bouturages.
- Mai–juin : pleine floraison, récoltes aromatiques, bouturages sur tiges non fleuries, divisions de thymes rampants.
- Juillet–août : taille légère post-floraison; arrosages profonds espacés en cas de canicule; récoltes et séchage.
- Septembre–octobre : plantations en climat doux, marcottages, division complémentaire si besoin; préparation des potées pour l’hiver.
- Novembre–décembre : protection contre l’humidité excessive (sous-pots, abri de pluie), pause d’arrosage en extérieur.
Le Thym joue sur tous les tableaux : aromatique puissant, vivace décorative des scènes minérales, ressource majeure pour abeilles, bourdons et papillons. Bien intégré, il structure les massifs sobres, réduit les besoins en eau et apporte une présence parfumée au fil des saisons.
- Cuisine : récoltez le matin, après la rosée, quand les huiles essentielles sont à leur pic (avant ou au début de floraison). Le thym commun relève grillades, marinades, ragoûts, légumes rôtis et huiles parfumées. Les thymes citronnés subliment poissons, volailles, desserts, sirops et infusions.
- Récolte et conservation : coupez des tiges entières, liez en petits bouquets et séchez 7–10 jours à l’ombre dans un endroit aéré. Égrenez, stockez à l’abri de la lumière. La congélation fonctionne aussi (brins entiers, hachés dans l’huile ou en glaçons aromatiques).
- Herboristerie domestique : utilisés traditionnellement en infusion pour leurs qualités aromatiques (thymol, carvacrol). Restez modéré; demandez un avis professionnel si vous avez des doutes (grossesse, enfants, pathologies).
- Ornement : tapis rampants pour coudre les pierres, souligner bordures et joints de pas japonais; formes buissonnantes pour rythmer des massifs secs. Les panachures dorées et argentées éclairent les scènes minérales en hiver.
Associez des vivaces xérophiles aux textures et hauteurs variées pour une scène équilibrée et florifère :
- Classiques méditerranéennes : lavande (Lavandula angustifolia), romarin (Salvia rosmarinus), sauge (Salvia officinalis), origan (Origanum vulgare), sarriette (Satureja), hélichryse (Helichrysum italicum), ciste (Cistus), santoline (Santolina chamaecyparissus).
- Couvre-sol et vivaces sobres : sedum et delosperma (succulentes), achillée (Achillea), oreilles d’agneau (Stachys byzantina), Paronyque, euphorbes xérophiles (Euphorbia myrsinites), armoises argentées (Artemisia).
- Graminées pour le mouvement : stipa tenuifolia (Nassella), fétuque bleue (Festuca glauca), Pennisetum orientale; elles contrastent avec la trame basse des thymes.
Globalement, les Thymus botaniques sont robustes. Les soucis proviennent presque toujours d’un excès d’eau.
- Pourritures racinaires (asphyxie, Phytophthora) : jaunissement rapide, collet brun. Prévention : drainage irréprochable, collet au sec, arrosages espacés, paillage minéral.
- Humidité hivernale : plus meurtrière que le froid. Plantez en butte, en pied de mur, ou cultivez en pot en régions très pluvieuses.
- Ravageurs : araignées rouges sous abri par temps très sec (aspect grisé, fin voile)
– doucher brièvement le matin et améliorer l’aération. Pucerons et cicadelles ponctuels
– éliminez par jet d’eau ou savon noir doux. Écume printanière (cercopes) bénigne
– retirez à la main si gênant. - Autres points : limaces rarement problématiques en sol minéral; chevreuils et lapins peu intéressés par le feuillage aromatique.
- Thymus vulgaris (thym commun) : port buissonnant, tiges plus lignifiées, usage culinaire dominant, hauteur 25–40 cm.
- Thymus serpyllum/praecox (serpolet, thymes rampants) : port prostré, tapis de 2–8 cm, floraison très étalée en tapis, excellente plante couvre-sol. Moins aromatiques en cuisine, bien qu’utilisables.
- Toitures végétalisées : substrat minéral très drainant (≥ 8–12 cm), faible matière organique, exposition plein soleil, arrosage de reprise la première saison. Choisissez T. comptus et T. ciliatus pour une couverture durable.
- Joints de dalles : sable drainant ou grave fine, éviter les joints constamment humides. Préférez T. doerfleri ou T. hirsutus.
- Jardin de gravier : placez les thymes en lisière de pas japonais et bordures, utilisez des granulométries variées pour un rendu naturel.
L’humidité hivernale est la principale cause de mortalité. Surélevez, drainez, remplacez les paillages organiques par des minéraux, et évitez les arrosages d’hiver.
Non. À l’ombre ou en mi-ombre dense, il devient lâche, peu parfumé et sensible. Le plein soleil est indispensable.
En moyenne 5 à 10 ans selon le drainage et le climat. Les rampants se renouvellent en s’enracinant d’eux-mêmes; bouturez ou marcottez pour prolonger.
Juste après la floraison (été) sur bois feuillé, pour conserver un port compact. En fin d’hiver, contentez-vous d’un nettoyage du bois mort.
Évitez : la lumière est insuffisante et l’air trop humide. Une fenêtre plein sud très lumineuse peut dépanner, mais la culture extérieure reste la règle.
Le thym citron (Thymus x citriodorus ou T. 'Culinary Lemon') a un parfum citronné, dès fois panaché, plus frileux et exigeant en drainage; le thym commun (T. vulgaris) est plus rustique, plus intense en cuisine.
Oui, c’est même sa préférence. Les chloroses sont rares sur Thymus, mais corrigez un excès d’eau si les feuilles pâlissent.
- Évitez la concurrence des vivaces exubérantes et des paillis organiques : les thyms aiment l’espace, les cailloux et la chaleur au collet.
- Mélangez plusieurs variétés rampantes pour des tapis nuancés : rose (T. hirsutus), pourpre (T. herba-barona), saumon (T. comptus), gris laineux (T. ciliatus) pour un effet texturé toute l’année.
- Plantez en quinconce plutôt qu’en ligne dans les dalles et rocailles : le recouvrement est plus naturel et rapide.
- Pour la cuisine, conservez un pied de T. vulgaris taillé court, jeune et vigoureux : l’arôme est plus puissant sur les pousses de l’année.