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Gros plan sur les Euphorbes

Le genre Euphorbia est grand, cosmopolite et extrèmement varié. Avec plus de 2000 espèces, il est, au côté de Astragalus, Carex, Piper, Senecio et Solanum, un des 6 plus grand genre des plantes à fleurs. Nous nous intéresserons ici aux seuls espèces d'euphorbes rustiques, que nous pouvons cultiver dans nos jardins en France.

Classification

 

Détermination :





Descritpion de quelques espèces :
 

Euphorbia amygdaloides var. robbiae - Euphorbe des bois

Euphorbia amygdaloides var. robbiae

Euphorbia myrsinites, Euphorbe de Corse

Euphorbia myrsinites

Euphorbia x martinii, Euphorbe de Martin

Euphorbia x martinii

Euphorbia pithyusa subsp. cupanii - Euphorbe

Euphorbia pithyusa subsp. cupanii



Euphorbia characias

Une des meilleures et plus gracieuses euphorbes connues. La plupart de ses cultivars sont des plantes de jardin de premier ordre. E. characias est une vivace à feuilles persistantes, atteignant environ 1m, avec des tiges arquées ou verticales, partant d'un seul pied. Les tiges sont biannuelles, au début feuillues, mais se dénudant à la base par la suite. Les feuilles lancéolées vert bleuâtre sont surmontées d'une grosse tête florale cylindrique. Les feuilles florales sont vert citron ou, chez certaines formes, jaune citron. Le nom de genre vient du Grec xaraxias, qui est le nom utilisé par Dioscoride au premier siècle de notre ère.Il existe certains doutes sur la façon dont le nom de cette espèce doit être prononcé: la meilleure prononciation est ‘karassiass’.
E. characias est originaire de la région méditerranéenne du Portugal et Maroc jusqu’à l'ouest de la Turquie. Elle habite les pentes sèches, bords de routes, la garrigue, éboulis sol rocailleux, et les forêts ouvertes de Pinus et Quercus.Dans le sud de la Turquie et à Chypre, elle est remplacée par une espèce voisine, E. thompsonii.
Cette euphorbe appartient à la même sous-section que E. amygdaloides, E. erubescens E., kotschyana et d'autres espèces caractérisées par des paires terminales de feuilles florales fusionnées et qui semblent former une coupe. Toutefois, cela n'a rien à voir avec la «forme de coupe » du cyathe, qui est la partie beaucoup plus petite contient les fleurs.
Il existe deux sous-espèces, qui sont des variantes géographiques, qui sont tous deux en culture. Subsp. characias se trouve dans la Méditerranée occidentale, du Portugal et Maroc jusqu’à la Sardaigne, l'Italie, Malte et la Libye. Subsp. wulfenii se retrouve de la Slovénie, Croatie, Bosnie et Albanie jusqu’à la Grèce et la Turquie occidentale.
Dans la nature, subsp. characias est plus petite (80cm de hauteur) et inférieure à la subsp.wulfenii (jusqu’à 1,8 m), et a moins de branches. Les têtes florales de subsp. characias ont des plus petites et plus foncées capsules brun-rouge ou noir violacé, tandis que celles de subsp. wulfenii sont jaunâtres. En culture, les deux sous-espèces se sont hybridées, et l'identification de ces hybrides est assez floue.Le nom wulfenii doit être utilisé pour toutes ces plantes que l'on retrouve en culture, et le nom de sous-espèces wulfenii ne devrait être réservé qu'aux plantes présentant des caractéristiques pertinentes.
E. characias est assez robuste, mais des hivers exceptionnellement froids sont susceptibles de tuer de nombreuses plantes, surtout les plus anciennes.Toutefois, les jeunes plantes peuvent survivre, et des semis spontanés apparaîtront plus tard si elle ne sont pas éliminées. Les sols bien drainés sont sans doute plus adaptés, en effet E. characias semble ne pas aimer à la fois le froid et l’humidité. Une situation ensoleillée est préférable, car la plante a tendance à s'étioler à l'ombre.Comme les tiges sont biannuelles, elles meurent après la floraison, et fin juin les tiges ayant fleuri ont fané et doivent être à couper à la base.Sinon, les tiges séchées vont persister et gâcher l'apparence de la plante.
Il est fascinant d'observer le développement d’E. characias entre la fin de l'hiver et l'arrivée du printemps. C’est une vivace de courte durée, et ne devrait donc pas durer plus de dix ans. Les veilles plantes ont un port élancé, sont ligneuses à la base, et semblent plus sensibles au froid. Pour ces raisons, les différents cultivars qui existent doivent être multipliés par bouturage, si vous souhaitez les conserver.
Cette espèce est adaptée pour les massifs de fleurs et les « mix-border ». E. characias a été décrit comme une plante architecturale. Le principal point à respecter est de l'associer à des plantes vivaces de taille similaire, mais entouré par des plantes beaucoup plus basses en croissance, qui permettent de mettre en valeur sa forme. Il y a d'innombrables plantes de couvre-sol, environ 15cm de haut, vous pouvez choisir, Tanacetum densum subsp. amanii ainsi que d'autres plantes plus communes comme les roses, Aethionema et Ceratiums.Outre ses beaux épis floraux. E. characias est une plante au feuillage superbe. D’autres associations : Ruta graveotens, Iris pallida' Variegata ', ou sur une échelle beaucoup plus grande. Romneya coulterii au superbe feuillage. Un autre excellent compagnon Helleborus lividus subsp. argutifolius (anciennement H.corsicus), ballotes et Mahonia….
E. characias est facilement multipliable à partir de graines, et moins facilement par bouturage. E. charabiait peut être utilisés pour des bouquets, mais dans un espace confiné, car l'odeur peut être désagréable.Cette euphorbe peut être vue dans de nombreux jardins, et est disponible dans notre pépinière.
E. characias s’est hybridée avec E. amigdaloides dans la nature et dans les jardins. E. x martinii est un hybride naturel que l’on retrouve dans les Pyrénées et au sud de la France.
 
Dans le sud des Alpes Maritimes, E. characias peut être vu de plus en plus parmi les Helianthemum spp, Citus spp, Antirrhinum latifolia, Saponaria ocymoides et Polygala nicaeensis. Sur Majorque, elle pousse à côté de Cyclamen balearicum, Vinca major, Viola arborescens, Clematis cirrhosa et Helleborus lividus.
Près de Split, sur la côte Croate, sur la petite chaîne de montagnes de Viokova, E. characias subsp. wulfenii se développe en compagnie de Centaurea biokovensis, Ranunculus illiricus, Thymus striatus, Edrianthus pumilio et Genista radiata. Il est aussi décrit des «amas massif d’E. characias subsp. wulfenii rivalisant avec des fourrés de Spartium junceum, parmi les pelouses de Anemone pavonina écarlate, et le beau chocolat et jaunes des fleurs Hermodactylus tuberosus, dans le nord-est de la Grèce, près des montagnes Ossa et Pilion. Parmi les ruines d'Olympie dans le Péloponnèse, E. characias subsp. wulfenii grandit aux côtés de mouron bleu, Phlomis spp. et Anemone x fulgens.

Euphorbia characias L.
herbacée vivace jusqu'à 1m de haut. Tiges dont la floraison intervient la deuxième année, la tige est de couleur pâle ou rose-rouge, robuste. Forte densité de feuillus au sommet, presque en verticilles immédiatement au-dessous de la tête florale, mais nu à la base et marqué par les cicatrices antérieures; tiges normalement non ramifiées.
Feuilles des tiges de couleur vert pâle ou bleu vert au dessus, linéaires, lancéolées à étroitement elliptiques, 40-110 mm x 13mm.
Feuilles florales jaunâtre ou verdâtre, paires soudées en forme de coupe, 1 5 - 30 mm à travers
Nectaires jaune-verdâtre, ou brun violacé, à cornes.
Capsule à trois lobes, diamètre de 5-7 mm .
Graines gris pâle, ovoïde-carré, le 2,5-3 mm.
 
 
Euphorbia characias subsp. characias
Tiges généralement inférieure à 80 cm, capsules brun-rouge foncé, à courtes cornes, ou à encoches. Originaire de l'ouest méditerranéen.

Euphorbia characias subsp. wulfenii (Hoppe ex W. Koch)
Tiges jusqu'à 1,8 m, mais souvent moins, plus la tête florale, capsule jaunâtre, à moyenne ou longues cornes. Originaire de Méditerranée orientale.

 

 

Euphorbia characias subps. wulfeniiEuphorbia characias subps. wulfeniiEuphorbia characias subps. wulfenii