Geranium sanguineum 'Max Frei', Géranium sanguin
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Geranium sanguineum 'Max Frei' - Géranium sanguin

leurs rose-magenta à grand œil blancCultivar plus compact que l'espèce type

 

Couvre-sol rhizomateux, vigoureux, dont la souche se développe lentement avec plusieurs tiges étalées ou rampantes pouvant atteindre 20 cm de longueur. Bon couvre-sol pour les petits jardins et rocailles ensoleillés.

 

Petit feuillage dense, flamboyant à l’automne. Longue floraison lumineuse.

 

Origine : Il s'agit d'un semis qui a été trouvé dans le jardin alpin de Max Frei en Suisse. Il a été introduit en Allemagne en 1976 par la pépinière Hans Frei.

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Caractéristiques des Geranium sanguineum 'Max Frei' - Géranium sanguin

Genre :
Geranium
Espèce :
sanguineum
Famille :
Geraniaceae
Cultivar :
Max Frei
Rusticité :
Résistant jusqu’à - 34 ºC
Taille (Haut. x Larg.) :
20 cm x 30 cm
Densité de plantation par m² :
6

Floraison

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Résistance à la sécheresse :
besoin en eau faible
Hauteur en fleur :
10 à 30 cm
Exposition :
mi-ombre
soleil
Couleur :
rose
Nature du feuillage :
caduc
semi-persistant
Période de floraison :
printemps
été
pH du sol :
Acide / Neutre (6.5 < Ph < 7.5)
Basique (calcaire Ph > 7.5)
Nature du sol :
drainant (caillouteux ou filtrant)
Zone de rusticité :
Z4 :  - 34°C à - 29°C
Z5 :  - 28°C à - 23°C
Z6 :  - 22°C à - 17°C
Z7 : - 16°C à - 12°C
Z8 : - 11°C à - 7°C
Z9 : - 6°C à - 1°C
Type de plantes :
plante vivace
Usage de la plante :
jardin sur gravier
mixed-border
rocaille
Genre botanique :
Geranium

Géranium sanguineum, macrorrhizum & G. x cantabrigiense : le guide complet du jardin sec

 Géranium sanguineum, G. macrorrhizum et G. x cantabrigiense pour jardin sec : atouts, contexte et bonnes pratiques

Face aux sécheresses récurrentes, aux restrictions d’arrosage et à la nécessaire sobriété des aménagements paysagers, les géraniums vivaces Géranium sanguineum, G. macrorrhizum et Géranium x cantabrigiense s’imposent comme une palette fiable et esthétique. À ne pas confondre avec les pélargoniums de balcon, ces vrais géraniums vivaces sont des champions du jardin sec: une fois implantés, ils tolèrent remarquablement la sécheresse, prospèrent dans des sols maigres mais bien drainés, et conservent un intérêt ornemental constant grâce à des floraisons généreuses et à des feuillages décoratifs, aromatiques et souvent semi-persistants.

 

Identifier et choisir : caractéristiques des Géranium sanguineum, macrorrhizum et G. x cantabrigiense pour jardin sec

Géranium sanguineum : morphologie, floraison, variétés et usages en situation sèche

Géranium sanguineum, le géranium sanguin, est l’allié des scènes lumineuses et minérales. Naturellement montagnard et steppique, il se plaît dans les sols pauvres, caillouteux, calcaires ou sableux, pour peu que le drainage soit irréprochable. Il forme des coussins compacts de 15 à 30 cm de haut pour 30 à 45 cm d’étalement, tapissant rapidement rocailles, murets ensoleillés et bordures de dalles. Son feuillage finement découpé, d’un vert frais au printemps, prend souvent des teintes rouges ou pourprées à l’automne, assurant une présence saisonnière au-delà de la floraison.

La floraison, très lumineuse, commence fin mai et s’étire jusqu’à juillet, avec une possible remontée en fin d’été après un nettoyage des fleurs fanées. Les fleurs, simples, bien ouvertes et pollinifères, couvrent une palette du magenta au pourpre avec des sélections blanches et roses. Elles attirent abeilles et insectes butineurs en période de disette printanière, sans envahir par semis intempestifs dans la plupart des jardins.

Cultivars à privilégier en jardin sec:

  • ‘Max Frei’: coussin compact, floraison longue rose pourpré, très fiable en bordure et rocaille. Bonne visibilité à distance.
  • Tiny Monster’: magenta intense, vigueur solide, couvre efficacement avec un gros développement.
  • Album’: blanc pur, très lumineux au sein des palettes gris-argent (armoises, santolines), idéal pour les jardins contemporains et minéraux.
  • ‘Striatum’ (var. striatum): rose clair finement veiné, délicat et gracieux, excellent dans les sols maigres de talus drainés.
  • Ankum's Pride’: rose vif, feuillage très découpé, port dense et bonne tenue au soleil.
  • Elsbeth’: rose lumineux à cœur plus clair et bord plus pâle, souvent remontant si on rase après la première floraison.

Atouts clés en jardin sec:

faible exigence nutritive, bonne tenue au plein soleil (y compris contre des pierres chaudes), rusticité très élevée (jusqu’à -25 °C et au-delà selon clone), excellente tolérance aux sols calcaires et à la concurrence racinaire modérée des vivaces voisines. C’est une valeur sûre pour rythmer les premiers plans et ponctuer les camaïeux argentés et bleutés.

 

Géranium macrorrhizum : feuillage aromatique, persistance, couvre-sol d’ombre sèche et tolérance exemplaire

Géranium macrorrhizum, le géranium à gros rhizomes, est une référence des couvre-sols durables pour conditions sèches, y compris à l’ombre claire sous arbres et arbustes. Ses rhizomes charnus colonisent la surface du sol, créant un tapis dense qui limite fortement les adventices. Le feuillage, semi-persistant à persistant selon climat, est fortement aromatique (notes résineuses et balsamiques) lorsqu’on le froisse. Très sain, il rougit ou bronze en hiver selon les variétés, offrant un intérêt hivernal notable. La plante atteint 25 à 40 cm de haut et couvre 60 à 90 cm en quelques saisons.

La floraison, abondante en mai-juin, décline des tons rose tendre au carmin en passant par le blanc. S’il tolère le soleil (hors zones très brûlantes), G. macrorrhizum excelle en mi-ombre et en ombre sèche lumineuse, là où peu de couvre-sols vivaces perdurent sans arrosage.

Cultivars à privilégier en jardin sec:

  • Olympic Fire’: feuille palmée et vert clair prenant de belles couleurs teintées de rougeâtre en automne. Fleurs rose vif à rose magenta.

Atouts clés:

tolérance exceptionnelle à la sécheresse après implantation, réussite sur une large plage de pH (du légèrement acide au franchement calcaire), performance unique en ombre sèche sous ligneux, réduction drastique des désherbages, entretien minimal. Côté biodiversité, ses fleurs simples sont visitées par des pollinisateurs généralistes; son tapis dense offre aussi un microclimat au sol qui protège la faune auxiliaire.

 

Géranium x cantabrigiense : l’hybride polyvalent, floraison longue et entretien réduit

Géranium x cantabrigiense est un hybride naturel entre G. macrorrhizum et G. dalmaticum. Il cumule la robustesse, le feuillage aromatique et la faible exigence du premier, avec le port plus étalé et la floribondité du second. Il forme des nappes basses de 20 à 30 cm, au feuillage souvent semi-persistant et légèrement parfumé. La floraison dure de fin mai à juillet, avec parfois des fleurs éparses jusqu’en août selon l’exposition et la fraîcheur du sol. Généralement stérile, il ne se ressème pas à outrance, ce qui simplifie sa gestion en massifs collectifs.

Cultivars recommandés:

  • Biokovo’: blanc rosé nacré, floraison particulièrement longue, feuillage virant joliment en automne. Élue “Perennial Plant of the Year” 2015 aux États-Unis, c’est un standard pour les tapis homogènes.
  • Karmina’: rose framboise soutenu, croissance régulière et dense, excellent couvre-sol en plein soleil non brûlant comme en mi-ombre lumineuse.
  • Crystal Rose’: feuillage dense vert foncé, découpé et parfumé, prenant de belles couleurs teintées de rougeâtre en automne.
  • St Ola’: blanc pur, effet frais dans des palettes minérales, très utile pour éclairer le pied d’arbustes.

Atouts clés:

adaptabilité large (soleil doux à mi-ombre), floraison prolongée, feuillage sain et aromatique, entretien très réduit, pas d’envahissement par semis. Bon compromis lorsque l’on hésite entre l’exubérance de G. macrorrhizum et la compacité de G. sanguineum.

 

Critères de sélection pour un jardin sec (sol, exposition, hauteur, usage, climat)

Le dénominateur commun de Geranium sanguineum, macrorrhizum et Geranium x cantabrigiense est l’exigence d’un sol parfaitement drainé. Le secret n’est pas la richesse mais l’aération du profil et l’évacuation rapide de l’eau.

  • Type de sol: les sols caillouteux, sableux, limono-calcaires ou simples terres de jardin allégées conviennent très bien. En argile lourde, surélevez le massif (10 à 20 cm) et incorporez 20 à 40 % de granulats (gravier 2/6, pouzzolane 7/15, sable grossier) pour accélérer l’infiltration. G. sanguineum tolère très bien le calcaire; G. macrorrhizum accepte une large plage de pH (6 à 8,5).
  • Exposition: G. sanguineum préfère le plein soleil dans les régions tempérées et la mi-ombre légère en climat chaud méditerranéen. G. macrorrhizum et G. x cantabrigiense s’épanouissent en mi-ombre et excellent en ombre sèche lumineuse (sous feuillus caducs, sous pins clairs, en lisière).
  • Hauteur et rôle: G. sanguineum (15–30 cm) pour rocailles, bordures basses, joints de dallage et interstices minéraux; G. x cantabrigiense (20–30 cm) pour tapis homogènes et lisières; G. macrorrhizum (25–40 cm) pour couvre-sol structurant, pied d’arbustes et talus à stabiliser.
  • Climat et microclimat: en climat méditerranéen chaud, offrez un ombrage léger l’après-midi aux G. sanguineum et G. x cantabrigiense pour limiter le stress estival. En climat continental/froid, les trois sont très rustiques; le feuillage de G. macrorrhizum persistera davantage en hiver doux qu’en hiver rigoureux. En zones ventées ou littorales, leur feuillage coriace résiste bien; veillez surtout au drainage et à un paillage minéral.
  • Usage paysager: anti-adventices (G. macrorrhizum, G. x cantabrigiense), ponctuation florale vive en premier plan (G. sanguineum), stabilisation légère de talus secs (les trois, avec avantage aux rhizomes de macrorrhizum). En substitution partielle de gazon en zones sèches et pauvres, G. macrorrhizum crée un sous-bois net qui se passe de tonte.

 

Plantation et design : intégrer ces géraniums dans un jardin sec

Préparation du sol et exposition idéales pour jardins secs

La réussite en jardin sec commence par le diagnostic et l’amélioration du drainage. Testez votre sol: creusez un trou de 30 cm et remplissez-le d’eau. Infiltration en moins d’une heure: bon drainage. Entre 1 et 3 heures: amélioration conseillée. Au-delà: amélioration indispensable. Travaillez le sol sur 25–30 cm, sans l’émietter trop fin (structure grumeleuse recherchée), et incorporez des matériaux minéraux (gravier roulé 2/6, pouzzolane, sable grossier). Surélevez légèrement le massif (buttes, micro-relief) et donnez une pente douce (2–5 %) vers un point d’infiltration pour éviter la stagnation.

Côté aménagement, évitez les apports excessifs d’humus; ces géraniums préfèrent un sol maigre. Un apport de compost mûr tamisé à raison de 2–3 L/m² suffit à l’installation. En sol très pauvre, vous pouvez ajouter une poignée de poudre de roche ou de basalte pour l’oligo-élémentation, mais sans excès. Les mycorhizes commerciales peuvent accélérer l’installation, surtout en sol déstructuré, mais ne sont pas indispensables.

Choisissez l’exposition selon l’espèce: plein soleil à mi-ombre pour G. sanguineum; mi-ombre et ombre sèche lumineuse pour G. macrorrhizum et G. x cantabrigiense. Sous arbres, nettoyez superficiellement les racines apparentes sans les blesser; G. macrorrhizum s’accommode très bien de la concurrence racinaire des ligneux une fois établi.

 

Techniques de plantation et espacement selon l’usage

La période de plantation optimale est l’automne (septembre à novembre): la terre est encore chaude, l’enracinement est rapide et la pression hydrique est moindre. Le printemps (mars à mai) fonctionne très bien aussi, à condition d’assurer un arrosage d’appoint les premières semaines.

Procédé recommandé:

  1. Réhydratez les mottes en les trempant brièvement si elles sont sèches.
  2. Creusez un trou légèrement plus large que la motte, à la même profondeur: ne pas enterrer le collet.
  3. Ameublissez le fond du trou à la main; mélangez une poignée de gravier à la terre de rebouchage en sol collant.
  4. Positionnez la plante avec le collet au niveau du sol fini; rebouchez et tassez légèrement.
  5. Arrosez copieusement à la plantation pour chasser l’air et mettre en contact le sol et les racines.
  6. Paillez immédiatement: 3–5 cm de paillage minéral (gravier, pouzzolane) en plein soleil; en ombre sèche, G. macrorrhizum accepte un paillage organique fin (feuilles broyées), à condition de dégager les collets.

Espacements conseillés et densité:

  • G. sanguineum en bordure/rocailles: 30 à 40 cm entre plants; 6–8 plants/m² pour un tapis rapide.
  • G. x cantabrigiense en couvre-sol: 35 à 45 cm; 7–9 plants/m² selon vitesse de couverture souhaitée.
  • G. macrorrhizum en tapis dense anti-adventices: 40 à 50 cm; 5–7 plants/m². Ses rhizomes combleront vite les interstices.

Astuce pro: alternez légèrement les lignes (quiconque regarde ne perçoit pas de trame) et plantez en quinconce pour une couverture homogène. Un arrosage de calage suffit; ensuite, laissez les plants s’installer sans arroser trop souvent.

 

Notre démarche :

Au GAEC Senteurs du Quercy, chaque plante est cultivée en conteneur de 1,4 L anti-chignon BAMAPLAST pour un enracinement optimum. Le mélange utilisé est composé d'un terreau drainant à base de fibre de bois utilisable en agriculture biologique et enrichi en terre végétale non traitée afin de stimuler le microbiome (les bactéries et champignons) du sol ainsi permettre la mise en place de mycorhizes pour une meilleure reprise et une meilleur résilience de vos plantes. Le paillage en fibre de coco pour l'économie d'eau et la non utilisation de produits phytosanitaires complète notre engagement en faveur d'une production adaptée à notre époque : une solution durable, esthétique et performante pour vos plantes de terrain sec.

 

Associations végétales et plans de plantation pour paysages secs

Les géraniums vivaces de jardin sec composent à merveille avec des graminées xérophiles, des vivaces méditerranéennes, des sous-arbrisseaux argentés et des bulbes naturalisables. L’objectif est d’assembler des plantes “à la même soif” pour limiter les interventions.

Idées d’associations en plein soleil:

Palette colorée:

  • Épure blanc/argent: G. sanguineum ‘Album’ et G. x cantabrigiense ‘St Ola’ avec lavandes, santolines et armoises.
  • Contraste rose/framboise: G. x cantabrigiense ‘Karmina’ contre stipes blondes et Perovskia bleutée.
  • Magenta/minéral: G. sanguineum ‘Tiny Monster’ pour ponctuer des scènes gris-bleu (armoises, Helictotrichon, Euphorbe de Sibérie).

En mi-ombre sèche:

Trois schémas de plantation express enrichis:

 

Remplacer une zone de gazon en sous-bois: plutôt que de lutter contre une pelouse chétive sous un arbre, installez un tapis de G. macrorrhizum en damier serré (5–7 plants/m²) avec un paillage organo-minéral; le résultat est esthétique, écologique et économe en eau.

 

Entretien, multiplication et gestion des aléas en jardin sec

Arrosage, paillage et gestion de l’eau pour limiter la consommation

Après plantation, pratiquez un arrosage d’implantation profond: 1 à 2 fois/semaine pendant 3 à 6 semaines selon la chaleur et le vent (10–15 L/m² par arrosage), puis espacez. Une fois enracinés (après une saison), G. sanguineum, G. macrorrhizum et G. x cantabrigiense n’exigent pas d’arrosage en climat tempéré, sauf canicule prolongée sans pluie au-delà de 4 à 6 semaines en sols très drainants. Dans ce cas, un arrosage de sauvegarde (15–20 L/m²) suffit pour éviter le stress majeur. Évitez absolument les arrosages fréquents et superficiels, responsables d’un enracinement paresseux et d’une sensibilité accrue aux sécheresses.

Le paillage est votre meilleur allié.

En plein soleil, un paillage minéral (3–5 cm) limite l’évaporation, régule la température du sol et accentue l’effet jardin sec. En ombre sèche, G. macrorrhizum accepte un paillage organique fin (feuilles broyées) qui nourrit légèrement le sol sans l’étouffer. Dans tous les cas, gardez les collets dégagés pour prévenir les pourritures.

Taille, rabattage et fertilisation légère pour maintenir vigueur et floraison

Ces géraniums réclament peu de taille. Un calendrier simple suffit:

  • Fin de floraison (mi-juin à mi-juillet selon régions): rasez G. sanguineum (cisailles à haies ou cisaille manuelle) pour stimuler un feuillage neuf et une remontée fin d’été. Sur G. macrorrhizum et G. x cantabrigiense, un “coup de peigne” (coupe haute, enlèvement des parties sèches) redonne de la fraîcheur au tapis.
  • Fin d’hiver/début printemps: nettoyez les feuilles abîmées, retirez les débris et redéfinissez les lisières au coupe-bordures pour un aspect net.

Côté nutrition, limitez-vous à un apport très léger de compost mûr (jusqu’à 2 L/m²) au printemps, uniquement sur sols très pauvres. Évitez les engrais azotés: ils conduisent à un feuillage tendre, plus sensible au stress hydrique et aux maladies, et nuisent à la tenue des coussins.

 

Multiplication : division, bouturage et semis

La multiplication est simple et très rentable:

  • Division de touffes et rhizomes (méthode reine): au printemps (mars-avril) ou à l’automne (septembre), soulevez une partie de la touffe et séparez des éclats munis de racines et de bourgeons. Pour G. macrorrhizum, prélevez et recoupez des sections de rhizomes portant quelques yeux; repiquez peu profondément dans un substrat drainant, arrosez pour caler, paillez.
  • Boutures: prélevez des boutures basales ou des segments de rhizome feuillés au printemps; mettez à raciner dans un mélange sableux légèrement humide, sous abri lumineux. Le taux de reprise est élevé pour G. macrorrhizum et G. x cantabrigiense.
  • Semis: surtout pour G. sanguineum, avec stratification froide (6–8 semaines) pour lever la dormance. Rappel: les cultivars ne sont pas fidèles au semis; utilisez la division pour conserver les caractères variétaux. Respectez le droit des obtenteurs pour les variétés protégées en production commerciale.

 

Ravageurs, maladies et bonnes pratiques en climat sec

Ces géraniums sont globalement robustes, avec peu d’ennemis sérieux si le site est bien choisi.

  • Excès d’eau et humidité stagnante: risques de pourriture du collet et de botrytis. Prévenir par un drainage impeccable, un paillage minéral en plein soleil et des collets dégagés.
  • Pucerons de printemps: souvent anecdotiques; favorisez les auxiliaires (coccinelles, syrphes). En cas de forte pression, un savon noir dilué suffit.
  • Limaces et escargots: surtout sur jeunes plants en ombre humide. Pièges, barrières minérales, ferramol ponctuel si nécessaire.
  • Otiorhynques (charançons) en pot ou zones confinées: bords des feuilles encochés. Traitez préventivement au nématode (Heterorhabditis) au printemps/fin d’été et supprimez les abris (mulch épais collé au collet).
  • Oïdium: peu fréquent en extérieur, favorisé par excès d’azote et arrosage sur feuillage. Ventilez, évitez les stress de concurrence, arrosez au pied si nécessaire.

Bonnes pratiques: privilégiez le bon site (soleil/mi-ombre selon espèce), soignez le drainage, paillez en fonction de l’exposition, arrosez rarement mais en profondeur en période critique. Une marge minérale en périphérie des tapis limite l’invasion des adventices par le bord.

 

FAQ — Questions fréquentes sur Geranium sanguineum, macrorrhizum et Geranium x cantabrigiense

Quelle est la différence entre géranium et pélargonium?

Les “géraniums” de balcon sont des pélargoniums, gélifs et annuels sous nos latitudes. Les géraniums vivaces (Geranium sp.) sont rustiques et pérennes au jardin, avec un port tapissant ou buissonnant bas, parfaits pour le jardin sec.

 

Ces géraniums sont-ils envahissants?

G. macrorrhizum s’étale par rhizomes et forme des tapis denses, mais reste gérable et se cantonne bien avec des lisières nettes. G. x cantabrigiense s’étale sans se ressemer. G. sanguineum est plus en coussin. Aucun ne devient invasif en conditions de jardin sec bien maîtrisées.

 

Sont-ils persistants en hiver?

G. macrorrhizum est semi-persistant à persistant selon climat; G. x cantabrigiense est souvent semi-persistant; G. sanguineum est plutôt caduc, avec parfois de belles teintes automnales.

 

Attirent-ils les pollinisateurs?

Oui, leurs fleurs simples fournissent nectar et pollen aux abeilles et pollinisateurs généralistes, surtout au printemps.

 

Supportent-ils les sols argileux?

Oui si vous corrigez le drainage: surélevez, allégez avec des granulats et évitez l’eau stagnante. Sans amélioration, ils déclineront.

 

Peuvent-ils pousser en pot?

Oui, surtout G. sanguineum et G. x cantabrigiense, en potées drainantes (mélange 50–70 % minéral), plein soleil à mi-ombre, arrosages espacés mais copieux et hivernage sans excès d’eau.

 

Combien de temps pour couvrir le sol?

À bonne densité et avec paillage, comptez 9–12 mois pour G. sanguineum, 12–18 mois pour G. macrorrhizum et G. x cantabrigiense selon densité et sol.

 

Quand tailler?

Après la première floraison (mi-saison) pour rafraîchir, puis un nettoyage fin d’hiver. Évitez les tailles sévères en fortes chaleurs.

 

Les chevreuils et lapins les broutent-ils?

Peu appétents grâce au feuillage aromatique, ils sont généralement épargnés.

 

Faut-il fertiliser?

Non, ou très peu. Un léger apport de compost mûr au printemps sur sol très pauvre suffit.

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