Candélabre jaune et feuillage laineux de Verbascum olympicum
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Verbascum olympicum - Molène de l'Olympe

Floraison spectaculaire en grand candélabre jaune d’or, portée jusqu’à près de 2 m au-dessus d’une large rosette de feuilles gris-vert et laineuses. Cette bisannuelle très rustique et résistante à la sécheresse structure les jardins secs. Très mellifère, elle se ressème facilement dans les sols pauvres et drainés.

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Caractéristiques des Verbascum olympicum - Molène de l'Olympe

Genre :
Verbascum
Espèce :
olympicum
Famille :
Verbenaceae
Rusticité :
Résistant jusqu’à - 16 ºC
Taille (Haut. x Larg.) :
1,8 m x 50 cm
Densité de plantation par m² :
3
Parfum :
floraison parfumée

Floraison

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  • J
  • A
  • S
  • O
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Résistance à la sécheresse :
besoin en eau faible
Hauteur en fleur :
1,5 à 2 m
Exposition :
soleil
Couleur :
jaune
Nature du feuillage :
persistant
Période de floraison :
été
pH du sol :
Acide / Neutre (6.5 < Ph < 7.5)
Basique (calcaire Ph > 7.5)
Nature du sol :
drainant (caillouteux ou filtrant)
s'adapte à tous les sols
Zone de rusticité :
Z7 : - 16°C à - 12°C
Type de plantes :
plante vivace
Usage de la plante :
en massif
fleur à couper
mixed-border
Genre botanique :
Verbascum

Verbascum olympicum – Molène de l’Olympe, grand candélabre jaune pour terrain sec

La Molène de l’Olympe est une plante architecturale spectaculaire, capable de dresser un immense candélabre ramifié couvert de fleurs jaune d’or à près de 2 m de hauteur. Avant de fleurir, elle développe une large rosette de feuilles gris-vert, épaisses et laineuses, particulièrement décorative dans les rocailles et les jardins de gravier.

Très rustique et remarquablement résistante à la sécheresse, elle apprécie le plein soleil et les sols pauvres, calcaires ou pierreux. Cette espèce botanique se comporte principalement comme une bisannuelle : après sa floraison, la plante mère disparaît généralement, mais elle assure facilement sa présence au jardin grâce à ses nombreux semis spontanés.

En résumé : une molène géante au feuillage laineux et au port monumental, idéale pour apporter de la hauteur à un massif sec. Son immense floraison jaune nourrit de nombreux pollinisateurs et sa facilité à se ressemer permet de la conserver durablement au jardin.

Identification, origine et habitat naturel

Verbascum olympicum Boiss. est une espèce botanique sauvage appartenant à la famille des Scrophulariaceae. Elle a été décrite en 1844 par le botaniste suisse Pierre Edmond Boissier. Elle est connue en français sous les noms de Molène de l’Olympe ou Molène olympique.

Le nom Verbascum longifolium var. pannosum a également été employé pour la désigner et figure dans sa synonymie horticole. Le nom de l’espèce fait référence à l’Olympe de Bithynie, appellation historique de l’actuel massif de l’Uludağ, situé près de Bursa dans le nord-ouest de la Turquie.

Contrairement à ce que laisse parfois penser son nom vernaculaire anglais de « Greek mullein », son aire naturelle reconnue est limitée au nord-ouest de la Turquie. Sa présence naturelle en Grèce et dans l’ensemble des Balkans n’est pas retenue par les principales bases taxonomiques internationales.

Cette espèce endémique se rencontre principalement dans les étages montagnard, subalpin et alpin de l’Uludağ. Elle pousse dans les clairières des forêts de sapins et de hêtres, les pâturages ouverts, les pentes rocheuses, les talus, les éboulis et les terrains montagnards perturbés. Elle peut également coloniser les bords de chemins, les abords des bergeries et les espaces ouverts près des installations de montagne.

Son altitude naturelle se situe approximativement entre 900 et 2 000 m. Elle y subit des hivers froids et neigeux, suivis d’étés lumineux et relativement secs. Le drainage naturel des pentes et des sols pierreux protège sa racine pivotante de l’humidité stagnante.

Dans les formations ouvertes de l’Uludağ, elle appartient à des communautés végétales comprenant différentes fétuques, stipes et autres graminées montagnardes. Selon l’altitude et l’exposition, on y rencontre également des genévriers, des thyms, des sarriettes, des sauges, des campanules, des achillées et différents panicauts. Les Phlomis, euphorbes et cistes cités dans certaines associations correspondent surtout aux secteurs les plus bas et les plus méditerranéens de la région.

Une rosette laineuse avant le grand candélabre

La première année, la plante concentre son développement dans une imposante rosette basale. Celle-ci peut atteindre 60 à 90 cm de diamètre dans une terre suffisamment profonde. Ses proportions sont plus réduites lorsqu’elle pousse dans une fissure rocheuse ou un sol très maigre.

Les feuilles sont grandes, oblongues à lancéolées et légèrement ondulées. Leur surface est couverte d’un duvet dense qui leur donne une couleur gris-vert à gris argenté et une texture douce, presque feutrée. Ce tomentum protège le feuillage contre le rayonnement solaire, le vent desséchant et les pertes d’eau.

Pendant l’été, les feuilles les plus âgées peuvent progressivement prendre des nuances jaunâtres, dorées ou bronze avant de sécher. Cette évolution est liée au vieillissement naturel du feuillage et ne doit pas être confondue avec une véritable panachure dorée.

La deuxième année, parfois la troisième lorsque les conditions sont difficiles, une puissante tige florale s’élève depuis le centre de la rosette. Elle se divise en de nombreuses branches ascendantes et forme une silhouette de candélabre monumental.

La plante atteint généralement 1,50 à 2 m de hauteur, parfois jusqu’à 2,40 ou 2,50 m dans une terre plus riche. Son étalement se situe autour de 60 à 90 cm. Malgré sa taille, sa silhouette ramifiée reste relativement transparente et permet de conserver une certaine légèreté dans le massif.

Cycle de vie et floraison jaune d’or

La Molène de l’Olympe est principalement une plante bisannuelle et monocarpique. Elle accumule des réserves dans sa racine pivotante et sa rosette, fleurit une seule fois de manière spectaculaire, produit ses graines puis meurt généralement. Quelques plantes peuvent persister un peu plus longtemps et sont alors décrites comme des vivaces de courte durée.

Les ramifications du candélabre portent une multitude de fleurs jaunes à cinq pétales, ouvertes en coupes peu profondes. Chaque fleur reste éphémère, mais elle est rapidement remplacée par de nouvelles, ce qui produit une floraison abondante pendant plusieurs semaines.

La période principale s’étend de juin à août. Selon le climat, la date du semis et la disponibilité en eau, quelques ramifications peuvent continuer à fleurir en septembre ou au début de l’automne. Une floraison jusqu’aux premières gelées reste possible sous climat favorable, mais elle ne constitue pas le comportement habituel de l’espèce.

Les fleurs attirent de nombreux abeilles, bourdons, syrphes, papillons et autres insectes pollinisateurs. Les poils du feuillage peuvent également être prélevés par certaines abeilles cardeuses pour aménager leurs nids.

Après la floraison, les fruits produisent une grande quantité de graines fines. Celles-ci germent volontiers dans les espaces ouverts, les graviers, les joints de dallage et les terres remuées. Les jeunes rosettes assurent ainsi la continuité de la plante dans le jardin, même après la disparition du pied qui vient de fleurir.

Exposition, sol et résistance à la sécheresse

Choisissez une exposition en plein soleil, chaude et largement dégagée. La plante supporte bien le vent grâce à sa tige robuste, mais les sujets cultivés dans une terre trop fertile peuvent devenir très grands et nécessiter un tuteurage discret.

Elle apprécie particulièrement les sols calcaires, pauvres, caillouteux ou graveleux. Une terre neutre correctement drainée peut également lui convenir. Elle se développe mieux dans un sol profond permettant à sa racine pivotante de s’enfoncer, mais elle tolère une terre maigre dès lors que l’eau peut s’évacuer rapidement.

Évitez les apports importants de compost ou d’engrais azoté. Une terre excessivement fertile favorise la production de grandes feuilles et de hampes très hautes, plus sensibles au vent et moins conformes au port naturel de l’espèce.

Une fois sa racine établie, la plante possède une excellente résistance à la sécheresse. Arrosez néanmoins les jeunes plants pendant leur première période de croissance si le temps devient durablement sec. Les plantes bien installées ne demandent ensuite que peu ou pas d’arrosage en pleine terre.

Le feuillage laineux ne doit pas rester constamment humide. Évitez les arrosages répétés sur la rosette et privilégiez un apport directement au pied. Une circulation d’air suffisante réduit également les risques d’oïdium.

Rusticité, semis et entretien

La Molène de l’Olympe possède une excellente résistance au froid. La RHS la classe H6, ce qui correspond approximativement à des températures comprises entre -15 et -20 °C. Sa rusticité réelle dépend néanmoins du drainage, de la durée du gel, de l’enneigement, de l’exposition et de l’âge de la rosette.

Comme souvent chez les plantes de montagne, un froid sec ou accompagné d’une couverture neigeuse est mieux supporté qu’une succession de gel et de dégel dans une terre saturée d’eau. L’humidité hivernale stagnante peut provoquer la pourriture du collet, même lorsque les températures restent relativement modérées.

La multiplication s’effectue facilement par semis. Semez les graines en surface, sans les enfouir profondément, car elles ont besoin de lumière pour germer. Les jeunes plants développant rapidement une racine pivotante, repiquez-les ou déplacez les semis spontanés lorsqu’ils sont encore petits.

Les plantes adultes supportent mal la transplantation. Il est donc préférable de choisir dès le départ leur emplacement définitif ou de laisser les jeunes rosettes spontanées se développer là où elles apparaissent.

Si vous souhaitez favoriser le renouvellement naturel, conservez quelques branches fructifiées jusqu’à la dispersion des graines. Pour limiter les semis, coupez au contraire les hampes dès que la floraison se termine. La tige sèche peut aussi être conservée pendant l’automne et une partie de l’hiver pour son intérêt graphique.

À prévoir : cette molène produit de très nombreuses graines et peut se ressemer abondamment dans les graviers et les terres ouvertes. Conservez seulement le nombre de hampes nécessaires au renouvellement souhaité et retirez les jeunes rosettes excédentaires avant que leur racine pivotante ne devienne difficile à arracher.

Comment l’associer dans un jardin sec ?

Son immense candélabre jaune constitue un point vertical puissant. Pour équilibrer sa silhouette, associez-le à des plantes plus basses, à des feuillages argentés ou à des floraisons bleues et violettes.

  • les achillées prolongent l’ambiance de prairie sèche avec leurs ombelles aplaties et leur excellente résistance au soleil ;
  • les agastaches introduisent des épis bleus ou violets et renforcent l’intérêt du massif pour les pollinisateurs ;
  • le Calament forme à son pied un nuage de petites fleurs pâles et aromatiques ;
  • le Fenouil bronze répond à sa hauteur avec un feuillage fin et sombre, tout en conservant la transparence du massif ;
  • les hélichryses rappellent les nuances argentées de la rosette et supportent les mêmes conditions sèches ;
  • les Phlomis apportent des étages de fleurs et des feuillages texturés dans une scène d’inspiration méditerranéenne ;
  • les santolines structurent le premier plan avec leurs coussins argentés et leur port compact.

Installez-la en fond de massif, au centre d’une grande rocaille ou de manière répétée dans une prairie sèche. Pour obtenir un effet naturel, laissez plusieurs jeunes rosettes se répartir librement entre les vivaces, tout en supprimant celles qui seraient trop proches d’une allée.

Culture et qualité de plantation : l’expertise Senteurs du Quercy

Nos Verbascum olympicum sont cultivés en pot anti-chignon de 1,4 litre. Ce contenant favorise le développement du système racinaire et limite son enroulement contre les parois avant la plantation.

Notre substrat comprend une proportion adaptée de terre végétale non traitée, associée à une composante minérale correspondant aux besoins de l’espèce. Cette terre apporte naturellement une diversité de micro-organismes et prépare progressivement le système racinaire aux conditions rencontrées au jardin.

La culture sans forçage permet d’obtenir des plantes robustes, progressivement habituées au plein soleil, aux amplitudes thermiques naturelles et aux périodes de sécheresse.

Pourquoi choisir la Molène de l’Olympe ?

  • pour son immense candélabre ramifié pouvant approcher 2 m de hauteur ;
  • pour sa généreuse floraison jaune d’or très attractive pour les pollinisateurs ;
  • pour sa monumentale rosette de feuilles gris-vert et laineuses ;
  • pour son excellente résistance au froid, à la chaleur et à la sécheresse ;
  • pour son adaptation aux sols pauvres, calcaires et pierreux ;
  • pour sa capacité à se renouveler facilement grâce aux semis spontanés.
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