Grandes feuilles ovales et crénelées au puissant parfum de menthe et de chlorophylle, rappelant celui d’un célèbre chewing-gum. Cette vivace rustique forme une touffe rhizomateuse robuste. De nombreux petits capitules jaunes s’épanouissent en fin d’été et attirent les pollinisateurs.
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Floraison
Cette robuste vivace aromatique possède de grandes feuilles vert grisâtre au parfum mentholé très puissant. Leur odeur caractéristique, immédiatement perceptible lorsqu’on les froisse, rappelle celle d’un célèbre chewing-gum à la chlorophylle.
Malgré son nom de Menthe-Coq, elle n’appartient pas à la famille des menthes, mais à celle des Astéracées. Facile à cultiver, rustique et durable, elle forme une touffe rhizomateuse surmontée en fin d’été de nombreux petits capitules jaunes.
En résumé : une vivace aromatique et rhizomateuse de 60 cm à 1 m de hauteur, appréciée pour ses grandes feuilles parfumées. Elle supporte le froid, la chaleur et les périodes sèches, tout en acceptant une terre ordinaire un peu plus fraîche que les tanaisies strictement rupicoles.
Tanacetum balsamita est une espèce botanique vivace appartenant à la famille des Astéracées. Elle est naturellement présente de l’est du bassin méditerranéen jusqu’au Caucase, à la Crimée, à l’Irak et à l’Iran.
Cultivée depuis l’Antiquité, elle s’est diffusée dans une grande partie de l’Europe autour des habitations, des monastères et des jardins de simples. La plante appelée costum ou costus figure traditionnellement parmi les végétaux associés au Capitulaire de Villis de l’époque carolingienne.
Ses nombreux noms vernaculaires — Menthe-Coq, Herbe Sainte-Marie, Grande Baume ou costmary en anglais — témoignent de cette longue histoire. Le nom « Baume du Pérou », parfois employé, prête toutefois à confusion car la plante n’est pas originaire d’Amérique du Sud.
Deux formes ont longtemps été regroupées au sein de l’espèce. La Menthe-Coq à capitules discoïdes entièrement jaunes, très courante dans les jardins aromatiques, est généralement rattachée à Tanacetum balsamita au sens strict.
Une seconde forme développe de courtes ligules blanches autour de son cœur jaune. Selon les classifications, elle est traitée comme une variété, une sous-espèce ou une espèce distincte sous le nom Tanacetum balsamitoides. Cette variabilité explique les différences observées entre les plantes commercialisées sous le nom de Menthe-Coq.
Parmi les anciens synonymes figurent notamment Balsamita major, Balsamita vulgaris et certains usages horticoles de Chrysanthemum balsamita.
La plante développe au printemps une touffe de feuilles simples, ovales à oblongues, pouvant devenir assez grandes. Leur texture est ferme, leur surface légèrement duveteuse et leur bord régulièrement crénelé ou denté.
Le feuillage vert tendre à vert grisâtre dégage au froissement un parfum balsamique mêlant des notes de menthe, de chlorophylle et de camphre. Cette senteur puissante permet de reconnaître facilement la plante, même en dehors de sa période de floraison.
Les feuilles ont autrefois servi à parfumer différentes boissons, préparations culinaires et sachets odorants. Leur arôme étant particulièrement concentré, tout usage alimentaire doit rester modéré et réservé à une plante parfaitement identifiée, cultivée sans traitement incompatible avec la consommation.
Durant l’été, des tiges robustes et dressées s’élèvent généralement entre 60 cm et 1 m, parfois davantage dans une terre profonde. Elles portent des corymbes ramifiés réunissant de nombreux petits capitules jaunes en forme de boutons.
La floraison intervient principalement d’août à septembre. Discrète mais abondante, elle donne à la plante une silhouette légère et attire abeilles, syrphes et autres insectes recherchant pollen et nectar en fin de saison.
La Menthe-Coq possède une souche ligneuse prolongée par des rhizomes souterrains. Elle s’élargit progressivement pour former une colonie dense, sans adopter généralement le comportement très envahissant de certaines menthes véritables.
Dans une terre profonde et régulièrement fraîche, son expansion peut néanmoins devenir vigoureuse. Il suffit alors d’arracher les rhizomes périphériques au printemps ou à l’automne pour maintenir la touffe dans l’espace souhaité.
Le feuillage est caduc dans les régions froides. Les parties aériennes sèchent avec les premières fortes gelées, tandis que la souche demeure au repos dans le sol avant de produire de nouvelles pousses au printemps.
Installez-la de préférence au plein soleil, où son feuillage sera plus aromatique et sa floraison plus généreuse. Une mi-ombre légère reste possible dans les régions aux étés très chauds.
Moins strictement rupicole que les tanaisies argentées, elle accepte une terre de jardin ordinaire, calcaire à neutre, relativement profonde et même légèrement fraîche. Le sol doit toutefois rester drainé, particulièrement pendant l’hiver.
Elle peut prospérer dans un massif de vivaces, une bordure aromatique, un jardin de simples ou près du potager. Une terre modérément fertile favorise la production de grandes feuilles, mais les apports excessifs d’azote rendent les tiges plus molles et moins résistantes.
Une fois bien installée, la Menthe-Coq possède une bonne résistance à la sécheresse estivale. Sa végétation sera néanmoins plus généreuse et son feuillage restera plus longtemps attrayant si le sol conserve un peu de fraîcheur en profondeur.
Sa rusticité peut atteindre approximativement −15 à −20 °C. Cette résistance dépend du drainage, de la durée du gel, de l’humidité hivernale, de l’exposition, de l’âge de la souche et de la provenance du plant. Une souche adulte dans une terre saine supportera mieux un hiver rigoureux qu’un jeune plant placé dans un sol gorgé d’eau.
Rabattez les tiges sèches à la fin de l’hiver, juste avant le redémarrage de la végétation. Une coupe des inflorescences fanées évite les semis inutiles et permet de conserver une touffe nette.
La division est particulièrement facile. Prélevez au printemps ou en automne un fragment de rhizome portant quelques racines et au moins un bourgeon. Diviser la souche tous les trois ou quatre ans permet également de la régénérer et d’obtenir de jeunes plants vigoureux.
Cette tanaisie apprécie des conditions un peu moins sèches que les espèces argentées de rocaille. Elle peut accompagner les Achillées millefeuilles, dont les ombelles colorées prolongent l’esprit naturel et champêtre du massif.
À son pied, la Piloselle forme un tapis bas dans les secteurs les plus drainants, tandis que le Lippia convient davantage aux zones chaudes conservant ponctuellement un peu de fraîcheur.
La Centaurée élégante permet de créer un contraste de feuillages, tandis que les thyms tapissants peuvent border le massif dans sa partie la plus sèche. Une Sarriette vivace complète harmonieusement cette association de plantes aromatiques et mellifères.
Nos plants sont cultivés dans un pot anti-chignon de 1,4 litre. Ce contenant guide les racines, limite leur enroulement et favorise la formation d’un système racinaire ramifié, capable d’explorer rapidement le sol après la plantation.
Ils sont élevés dans une terre végétale non traitée, selon des méthodes adaptées aux plantes de terrains secs. Progressivement habitués au soleil, au vent et à des arrosages mesurés, ils développent une végétation robuste et équilibrée.
Pourquoi choisir Tanacetum balsamita ?
Pour son étonnant parfum de chlorophylle, son histoire intimement liée aux anciens jardins de simples et sa grande facilité de culture. Rustique, durable et généreuse, la Menthe-Coq réunit les qualités d’une plante aromatique, d’une vivace mellifère et d’un élément original pour les massifs naturels.