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Petite crapaudine montagnarde, vivace et aromatique, formant un sous-arbrisseau compact aux feuilles courtes, vert grisâtre, lancéolées à spatulées. En été, elle produit de petits épis composés de fleurs jaune pâle appréciées des pollinisateurs.
Très rustique, elle convient aux rocailles, aux auges alpines et aux jardins de gravier. Elle apprécie le plein soleil et les terrains pauvres, pierreux et parfaitement drainés, calcaires ou non.
Origine : reliefs montagneux d’Europe, du nord de l’Espagne jusqu’à l’Italie, notamment dans les Pyrénées, le Jura et les Alpes.
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Floraison
Petite crapaudine montagnarde, Sideritis hyssopifolia forme un sous-arbrisseau vivace, compact et aromatique. Ses feuilles courtes, lancéolées à spatulées, rappellent celles de l’hysope et restent décoratives pendant une grande partie de l’année.
En été, ses rameaux portent de courts épis composés de petites fleurs jaune pâle entourées de bractées dentées. Rustique et peu exigeante, elle convient particulièrement aux rocailles, aux auges alpines, aux murets et aux jardins de gravier.
En résumé : une petite vivace montagnarde aromatique, aux feuilles rappelant celles de l’hysope et aux fleurs jaune pâle. Elle apprécie le soleil, les terrains pierreux et une excellente évacuation de l’eau.
Sideritis hyssopifolia L. est une espèce botanique sauvage appartenant à la famille des Lamiacées. Elle a été décrite par Carl von Linné en 1753.
Elle est appelée Crapaudine à feuilles d’hysope, Crapaudine des Alpes, Thé des montagnes, Thé des Alpes ou encore Thé des Pyrénées. Ces noms vernaculaires peuvent toutefois désigner localement d’autres espèces de crapaudines.
Parmi ses nombreux synonymes figurent notamment :
Son aire naturelle s’étend du nord de la péninsule Ibérique jusqu’à l’Italie. Elle est indigène en Espagne, en France, en Suisse et en Italie, y compris en Sicile selon les classifications actuelles.
Elle est particulièrement associée aux Pyrénées, aux monts Cantabriques, au Jura, aux Alpes et à différents reliefs calcaires français et espagnols. Certaines formes régionales sont également présentes dans le Quercy et d’autres secteurs du sud et du centre de la France.
Origine : montagnes et reliefs rocheux du sud-ouest et du centre-sud de l’Europe.
La Crapaudine à feuilles d’hysope pousse dans les rocailles, les éboulis, les lapiaz, les pelouses pierreuses, les pâturages montagnards, les landes basses et les clairières de boisements ouverts.
Elle est fréquemment observée sur des terrains calcaires ou dolomitiques, mais certaines populations se développent aussi sur des substrats schisteux ou sur d’autres roches lorsque le sol reste mince et drainant.
Sa plage altitudinale est exceptionnellement large. Elle peut apparaître à faible altitude dans certaines régions, mais devient surtout caractéristique des étages montagnard, subalpin et alpin, atteignant localement 2 400 à 2 800 m.
Les espèces qui l’accompagnent varient selon le massif, l’altitude, l’exposition et la nature de la roche. Dans les pelouses et rocailles pyrénéennes, elle peut notamment côtoyer :
Dans les stations les plus chaudes et thermophiles, elle peut aussi partager son milieu avec la Lavande vraie, la Germandrée petit-chêne, des genêts bas et différentes plantes de pelouses sèches.
Cette vivace forme une petite touffe ramifiée, ligneuse à la base, généralement haute de 10 à 40 cm. Certains individus particulièrement vigoureux peuvent approcher 50 cm pendant la floraison.
Les vieux rameaux peuvent rester dressés ou s’étaler légèrement sur les pierres. Les jeunes tiges, souvent pubescentes, se redressent pour porter les inflorescences.
La croissance est modérée et la plante ne produit pas de longs stolons. Elle reste donc bien à sa place dans une rocaille ou une auge alpine.
Les feuilles sont opposées, lancéolées, oblongues ou parfois obovales. Elles peuvent être entières ou présenter quelques petites dents vers leur extrémité.
Leur couleur varie du vert franc au vert grisâtre. Selon les populations, elles sont presque glabres ou couvertes d’une pilosité plus visible, particulièrement sur le revers, les nervures et les marges.
Le feuillage peut rester présent pendant l’hiver sous climat doux. Dans les régions froides ou à haute altitude, une partie des jeunes rameaux sèche, tandis que la base ligneuse assure la reprise printanière.
La floraison intervient principalement de juin à septembre, selon l’altitude et les conditions climatiques.
Les petites fleurs jaune pâle à jaune plus soutenu sont réunies par groupes successifs, formant une inflorescence courte, oblongue à presque globuleuse. Elles sont entourées de larges bractées dentées, parfois terminées par de petites pointes.
Comme de nombreuses Lamiacées, ses fleurs intéressent les abeilles, les bourdons et différents insectes pollinisateurs des milieux montagnards.
La taille, la pilosité, la forme des feuilles et la structure des inflorescences varient considérablement d’une population à l’autre. Cette diversité a conduit les botanistes à décrire de nombreuses formes, variétés et sous-espèces.
Les classifications contemporaines regroupent une grande partie de ces variations sous le nom de Sideritis hyssopifolia, tout en reconnaissant l’existence de populations régionales bien différenciées.
Dans différentes régions montagneuses, les parties aériennes ont été traditionnellement utilisées pour préparer une infusion appelée Thé des montagnes, Thé des Alpes ou Thé des Pyrénées.
Cette tradition ethnobotanique ne doit pas être confondue avec une démonstration clinique de propriétés thérapeutiques. Les plantes destinées à l’ornement ne doivent pas être consommées si leur identité, leur provenance et leurs conditions de culture ne garantissent pas un usage alimentaire.
Précaution : ne consommez que des plantes correctement identifiées et cultivées sans traitement incompatible avec un usage alimentaire. En cas de grossesse, d’allaitement, de traitement médical ou de problème de santé, demandez conseil à un professionnel.
Installez-la de préférence en plein soleil. Une situation lumineuse et bien aérée favorise un port compact, une floraison généreuse et une bonne résistance pendant l’hiver.
Une légère mi-ombre peut convenir dans les régions aux étés très chauds, mais une ombre dense provoque un allongement des rameaux et une diminution de la floraison.
Elle apprécie une terre pauvre à modérément fertile, pierreuse, graveleuse et parfaitement drainée. Un sol calcaire lui convient particulièrement bien, sans être indispensable à toutes les provenances.
Pour une plantation en rocaille, incorporez du gravier, des pierres concassées ou de la pouzzolane. Dans une auge alpine, utilisez un substrat majoritairement minéral et veillez à ce que les trous d’évacuation restent parfaitement libres.
Évitez les sols très riches, les apports excessifs de compost et les terres constamment détrempées.
Arrosez modérément pendant la première saison afin de permettre l’installation des racines. Par la suite, cette crapaudine supporte bien les sécheresses estivales temporaires.
Les populations montagnardes reçoivent cependant de la pluie, de la neige et parfois des orages estivaux. La plante n’exige donc pas une sécheresse absolue : elle demande surtout que l’eau traverse rapidement le sol sans stagner autour du collet.
En pot, arrosez lorsque le substrat est sec en profondeur, puis laissez-le s’égoutter complètement.
Grâce à ses origines montagnardes, elle possède une très bonne résistance au froid. Une rusticité de l’ordre de -15 à -20 °C peut être envisagée pour une plante bien établie dans un sol drainant.
Les dégâts hivernaux sont plus souvent provoqués par l’humidité persistante que par le gel lui-même. En région froide et pluvieuse, plantez-la sur une pente ou au sommet d’une rocaille.
Après la floraison, raccourcissez légèrement les inflorescences fanées afin de maintenir une silhouette compacte. Évitez une taille sévère dans le vieux bois dépourvu de jeunes pousses.
Au printemps, retirez les rameaux desséchés et dégagez le centre de la touffe si des feuilles mortes y retiennent l’humidité. Aucun apport régulier d’engrais n’est nécessaire.
La multiplication s’effectue par semis ou par bouturage de jeunes rameaux non florifères. Les semences de certaines populations montagnardes peuvent bénéficier d’une période froide avant de germer.
Le bouturage dans un mélange très aéré permet de reproduire fidèlement une provenance présentant un port, un feuillage ou une rusticité particulièrement intéressants.
Vivaces aromatiques, espèces montagnardes ou sous-arbrisseaux méditerranéens : retrouvez notre sélection dans la catégorie Sideritis – Crapaudines.
Dans une petite rocaille, associez-la à l’Achillée de Keller, à la Campanule de rocaille et à la Véronique tapissante. Leurs ports bas permettent de conserver une composition équilibrée.
Pour reproduire l’esprit d’une pelouse montagnarde, ajoutez une Fétuque, un Géranium vivace et quelques Allium.
Dans une rocaille plus sèche et méditerranéenne, le Panicaut améthyste, les Sauges à feuilles de lavande et la Menthe des chats apportent des floraisons bleues complémentaires de ses fleurs jaunes.
Un Iris intermédiaire peut compléter l’ensemble dans une poche de terre légèrement plus profonde, sans concurrencer la petite crapaudine.
Nos plantes sont cultivées dans une terre végétale non traitée, selon des méthodes favorisant un enracinement dense et une bonne adaptation aux conditions de pleine terre.
Pour vos propres cultures, découvrez également notre lot de pots anti-chignon de 1,4 litre, conçu pour favoriser une ramification régulière du système racinaire.
Pourquoi choisir la Crapaudine à feuilles d’hysope ? Pour son petit gabarit, sa floraison jaune délicate, sa grande rusticité et son caractère montagnard. Peu exigeante et non envahissante, elle constitue une excellente plante de rocaille, d’auge alpine ou de jardin de gravier.