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Grand arbuste caduc au port souple, couvert au printemps d’une abondante floraison rose saumon portée par les rameaux de l’année précédente. Son feuillage vert, fin et léger, compose une silhouette vaporeuse. Résistant au sec et aux embruns, il accepte de nombreux sols, même calcaires ou salés.
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Floraison
Ce grand arbuste caduc offre au printemps une spectaculaire floraison rose pâle à rose saumon. Ses innombrables petites fleurs recouvrent les rameaux sombres de l’année précédente, avant ou pendant l’apparition du feuillage.
Son port souple, ses branches arquées et ses minuscules feuilles vertes lui donnent une silhouette vaporeuse. Résistant aux embruns, aux vents forts, à la sécheresse et aux sols salés, il constitue un excellent arbuste pour les grands jardins ensoleillés et les aménagements du littoral.
En résumé : un grand arbuste ou petit arbre caduc d’environ 3 à 4 m, remarquable par sa floraison rose printanière portée par le bois de l’année précédente. Il apprécie le plein soleil, accepte de nombreux sols et supporte particulièrement bien le vent et les embruns.
Tamarix tetrandra Pall. ex M.Bieb. est une espèce botanique sauvage appartenant à la famille des Tamaricacées. Son nom vernaculaire de Tamaris à quatre étamines fait référence à l’un de ses principaux caractères floraux.
Son aire indigène s’étend du sud-est de l’Europe jusqu’à l’Asie occidentale. Elle comprend notamment la Bulgarie, la Grèce, la Crimée, Chypre, la Turquie, le Caucase, l’Iran, la Syrie et l’Afghanistan.
Tamarix taurica et Tamarix speciosa figurent parmi ses synonymes botaniques. En revanche, Tamarix parviflora, souvent confondu avec lui dans les jardins et les anciens catalogues, est actuellement reconnu comme une espèce distincte.
Dans son milieu naturel, ce tamaris pousse principalement dans les zones côtières, sur les berges caillouteuses, autour des estuaires et dans les dépressions temporairement humides ou salées. Il est particulièrement fréquent à basse altitude, même si certaines populations pénètrent plus profondément dans les terres.
Ces milieux peuvent être inondés pendant une partie de l’année puis devenir très secs en été. La plante possède donc une double capacité d’adaptation : elle supporte une submersion temporaire, mais également une longue période de sécheresse lorsque ses racines sont bien établies.
Dans les ripisylves méditerranéennes orientales, elle peut côtoyer le Gattilier, le Laurier-rose sauvage, les saules et le Platane d’Orient. Près du littoral, elle accompagne différentes plantes halophiles et des fourrés de Myrte. Ces végétaux de son habitat naturel sont distincts des associations horticoles proposées plus bas.
Le Tamaris de printemps forme généralement un grand arbuste de 2,50 à 4 m de hauteur et d’étalement. Des sujets âgés laissés libres peuvent dépasser ces dimensions dans un sol profond et sous un climat favorable.
Ses branches principales deviennent brun foncé à presque noires avec l’âge. Elles portent une multitude de rameaux fins, arqués et parfois retombants, qui donnent à la plante un port très souple.
Il peut être cultivé en buisson à plusieurs troncs, conduit en petit arbre ou intégré à une haie libre. Son système racinaire puissant impose toutefois de lui réserver suffisamment d’espace et de choisir dès la plantation son emplacement définitif.
La floraison se produit généralement d’avril à mai, parfois jusqu’au début du mois de juin dans les régions plus fraîches. Les rameaux formés pendant la saison précédente se couvrent alors de grappes denses de petites fleurs rose clair à rose saumon.
Les fleurs apparaissent avant ou pendant le développement des jeunes feuilles. Leur profusion enveloppe la ramure d’un nuage coloré et crée un contraste remarquable avec l’écorce sombre.
Chaque fleur possède normalement quatre pétales, quatre sépales et quatre étamines, caractère à l’origine de l’épithète tetrandra. Cette particularité permet notamment de la distinguer des tamaris à fleurs pentamères comme Tamarix ramosissima.
Les feuilles sont minuscules, squamiformes et étroitement appliquées contre les jeunes rameaux. Leur couleur vert franc à vert légèrement glauque et leur texture fine donnent au feuillage un aspect plumeux.
Cette surface foliaire réduite limite l’évaporation et contribue à la bonne résistance de la plante à la chaleur, au vent et aux embruns. Des glandes spécialisées lui permettent par ailleurs d’évacuer une partie des sels absorbés.
Le feuillage tombe en automne. Durant l’hiver, la ramure sombre, fine et irrégulière conserve un intérêt graphique avant de se couvrir de boutons au printemps suivant.
Une exposition en plein soleil est indispensable pour obtenir une floraison dense et une ramure équilibrée. Dans les régions intérieures soumises à des vents hivernaux très froids, choisissez un emplacement dégagé mais légèrement protégé.
L’espèce accepte les sols sableux, limoneux, argileux ou caillouteux, qu’ils soient acides, neutres ou calcaires. Elle tolère également une certaine salinité du terrain et les embruns marins.
Un sol profond et filtrant lui convient cependant mieux qu’une couche de terre calcaire très superficielle. Les terrains gorgés d’eau en permanence sont à éviter, même si une inondation saisonnière de courte durée ne lui pose généralement pas de difficulté.
Arrosez profondément et de manière espacée pendant les deux premières années. Évitez ensuite les apports fréquents et superficiels, qui n’encouragent pas les racines à descendre dans le sol.
Une fois bien enraciné, le Tamaris de printemps présente une excellente résistance à la sécheresse estivale. Il supporte également les vents forts, les embruns et les sols modérément salés, ce qui le rend précieux dans les jardins côtiers.
Sa rusticité se situe prudemment autour de −10 à −15 °C. Elle dépend de la provenance du plant, de son âge, de la durée du gel, du drainage, de l’humidité hivernale et de l’exposition aux vents froids.
Les boutons portés par les rameaux de l’année précédente peuvent être endommagés avant que la souche elle-même ne soit menacée. Un hiver rigoureux peut donc réduire la floraison sans entraîner la mort de la plante.
Point essentiel : ce tamaris fleurit sur le bois formé l’année précédente. Une taille sévère effectuée en hiver ou au début du printemps supprimerait les rameaux portant les boutons et compromettrait la floraison de l’année.
Intervenez immédiatement après la floraison, généralement en mai ou en juin. Raccourcissez les rameaux ayant fleuri et supprimez à leur base quelques branches âgées afin de provoquer la naissance de nouvelles pousses.
Ces jeunes rameaux auront ainsi le temps de mûrir pendant l’été et porteront les fleurs du printemps suivant. Une taille légère suffit sur les jeunes sujets ; les vieux arbustes supportent un rajeunissement plus marqué, réparti de préférence sur plusieurs années.
L’entretien courant se limite à l’élimination du bois mort et des branches mal placées. Évitez les engrais riches, qui favorisent des pousses longues et fragiles au détriment d’une floraison équilibrée.
La multiplication s’effectue facilement par boutures de bois sec en hiver ou par boutures semi-ligneuses en été. Le semis est également possible, mais les graines très fines perdent rapidement leur capacité germinative.
Comme de nombreux tamaris, l’espèce peut se naturaliser hors de son aire d’origine. Il convient de vérifier son statut local et d’éviter sa plantation à proximité d’un cours d’eau ou d’une zone humide sensible dans les régions où elle n’est pas indigène.
Pour prolonger l’intérêt du jardin après sa floraison printanière, associez-le à l’Abélie à grandes fleurs, qui prend le relais pendant l’été, ou à l’Arbre aux papillons ‘Royal Red’, dont les inflorescences pourpres créent un contraste plus soutenu.
Le Cornouiller mâle apporte une floraison jaune très précoce et des couleurs automnales, permettant d’étendre l’intérêt saisonnier de la plantation.
Dans un jardin méditerranéen chaud, le Ciste pourpre peut former un premier plan persistant. La Sauge de Jérusalem à grandes fleurs et le Yucca rouge renforcent le caractère graphique de l’ensemble tout en partageant sa résistance au soleil et au manque d’eau.
Nos plants sont cultivés dans un pot anti-chignon de 1,4 litre. Ce contenant guide les racines, limite leur enroulement et favorise la formation d’un système racinaire ramifié, capable d’explorer rapidement le sol après la plantation.
Ils sont élevés dans une terre végétale non traitée, selon des méthodes adaptées aux plantes de terrains secs. Progressivement habitués au soleil, au vent et à des arrosages mesurés, ils développent une végétation robuste et équilibrée.
Pourquoi choisir Tamarix tetrandra ?
Pour son extraordinaire floraison printanière rose saumon, son élégante ramure sombre et sa capacité à supporter le soleil, le vent et les embruns. Taillé au bon moment, juste après la floraison, il devient un grand arbuste pittoresque qui ouvre la saison des tamaris avec une abondance incomparable.