Grand arbuste caduc au port souple et étalé, couvert de la fin du printemps à l’été d’une abondante floraison blanc rosé. Son feuillage vert, fin et léger, lui donne une silhouette vaporeuse. Résistant aux embruns et aux sols salés, il supporte aussi le calcaire et la sécheresse une fois établi.
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Floraison
Ce grand arbuste caduc développe une ramure souple et légère, habillée d’un feuillage vert très fin rappelant celui d’un conifère. De la fin du printemps à l’été, ses rameaux se couvrent d’innombrables petites fleurs blanc rosé réunies en grappes plumeuses.
Originaire du bassin méditerranéen occidental et central, il supporte les embruns, les sols salés, les vents marins et les variations d’humidité. Sa silhouette aérienne et sa floraison vaporeuse en font un excellent sujet isolé, un arbuste de haie libre ou une plante structurante pour les jardins du littoral.
En résumé : un grand arbuste ou petit arbre caduc, généralement haut de 3 à 5 m, au feuillage vert très léger et à l’abondante floraison blanc rosé. Il apprécie le soleil, résiste aux embruns et accepte les sols temporairement humides comme les périodes de sécheresse une fois bien implanté.
Tamarix gallica L. est une espèce botanique sauvage de la famille des Tamaricacées. Décrite par Linné en 1753, elle est communément appelée Tamaris commun, Tamaris de France ou Tamaris de la Méditerranée.
Son aire naturelle s’étend du Portugal et de l’Espagne à la France, à l’Italie et aux grandes îles méditerranéennes, puis se prolonge en Afrique du Nord jusqu’aux régions sahariennes. L’espèce est donc indigène sur une partie des littoraux méditerranéens et atlantiques français.
Tamarix anglica est aujourd’hui considéré comme l’un de ses synonymes. La littérature botanique lui a également attribué de nombreux noms et rangs variétaux, reflet de la grande variabilité des tamaris et de la difficulté à les distinguer uniquement par leur port ou leur couleur de floraison.
Dans la nature, le Tamaris commun colonise les berges des cours d’eau méditerranéens, les fossés, les bordures d’étangs littoraux, les arrière-dunes et les terrains temporairement inondés. Il est particulièrement adapté aux eaux légèrement saumâtres et aux sols dont l’humidité varie fortement au fil des saisons.
Il peut supporter une immersion temporaire, puis une longue sécheresse estivale lorsque le niveau de l’eau diminue. Cette alternance caractérise de nombreux cours d’eau méditerranéens à débit irrégulier.
Sur le littoral, il côtoie naturellement les salicornes, les atriplex, les roseaux et différentes espèces de prés salés. Dans les formations riveraines, il peut accompagner les saules, le Peuplier noir, le Gattilier et parfois le Laurier-rose sauvage. Ces plantes de son habitat naturel sont distinctes des associations horticoles proposées plus bas.
Le Tamaris commun forme généralement un grand arbuste de 3 à 5 m de hauteur, pour un étalement pouvant devenir équivalent ou supérieur. Dans des conditions très favorables et sans taille, de vieux sujets peuvent atteindre des dimensions plus importantes.
Ses branches principales deviennent tortueuses et pittoresques avec l’âge. Elles portent de nombreux rameaux fins, flexibles et légèrement retombants qui donnent à la couronne son aspect plumeux caractéristique.
La plante peut être conservée en buisson à plusieurs troncs ou conduite en petit arbre. Pour obtenir une forme sur tige, sélectionnez dès les premières années un axe principal vigoureux et supprimez progressivement les rejets concurrents.
Les feuilles sont réduites à de minuscules écailles vertes ou vert grisâtre, étroitement appliquées contre les rameaux. Leur petitesse et leur disposition donnent l’impression d’un feuillage de conifère, bien que la plante soit entièrement caduque.
Cette surface foliaire réduite limite les pertes d’eau et améliore la résistance aux vents desséchants. Des glandes présentes sur le feuillage permettent également d’évacuer une partie des sels absorbés par les racines.
À l’automne, les feuilles tombent discrètement. La silhouette hivernale reste intéressante grâce à la finesse des rameaux et au caractère parfois tourmenté des branches âgées.
De mai à juillet, selon la région et les conditions climatiques, le Tamaris commun produit une abondante floraison blanc rosé à rose très pâle. Les petites fleurs à cinq pétales sont réunies en grappes cylindriques étroites, elles-mêmes groupées en panicules légères.
La floraison se développe principalement sur de jeunes rameaux feuillés. Elle ne doit donc pas être confondue avec celle des tamaris strictement printaniers, dont les fleurs apparaissent sur les branches formées l’année précédente, parfois avant les feuilles.
Une légère remontée peut se produire en été, mais elle dépend du climat, de la vigueur de la plante et du régime hydrique. Les fleurs attirent différents insectes venant récolter pollen et nectar.
Installez-le en plein soleil, dans un emplacement dégagé. Une exposition lumineuse favorise un port dense, une ramure solide et une floraison abondante. À l’intérieur des terres, un endroit protégé des vents hivernaux très froids est préférable.
Il accepte les terres sableuses, limoneuses, caillouteuses ou argileuses, pourvu qu’elles ne demeurent pas constamment asphyxiantes. Il tolère les sols neutres à calcaires ainsi que la salinité, mais un terrain crayeux très mince, sec et pauvre en profondeur peut limiter son développement.
Sa résistance aux embruns en fait un excellent arbuste pour les jardins côtiers. Il peut également être planté dans une terre ordinaire momentanément humide, à condition que l’eau ne reste pas stagnante en permanence autour de ses racines.
Son système racinaire devient puissant et profond. Choisissez soigneusement son emplacement, car la transplantation d’un sujet adulte est difficile. Maintenez-le également à une distance raisonnable des petites canalisations, des dallages fragiles et des massifs de vivaces délicates.
Durant les deux premières années, des arrosages profonds et espacés favorisent l’établissement des racines. Une fois installé, le Tamaris commun possède une très bonne résistance à la sécheresse estivale, particulièrement dans une terre suffisamment profonde.
Sa rusticité se situe prudemment autour de −10 à −15 °C. Cette indication dépend de la provenance du plant, de son âge, du drainage, de la durée du gel, de l’exposition au vent et de l’humidité hivernale.
Les jeunes pousses peuvent être endommagées par les gelées tardives ou les vents froids, tandis qu’une souche adulte repart généralement depuis le vieux bois. Les climats littoraux doux correspondent toutefois le mieux à ses exigences naturelles.
Effectuez la taille principale après la floraison ou à la fin de l’hiver selon l’objectif recherché et le comportement observé du sujet. Une intervention hivernale modérée stimule de nouvelles pousses, tandis qu’une taille immédiatement après la floraison préserve davantage la silhouette naturelle.
Supprimez le bois mort, les branches qui se croisent et les pousses trop faibles. Si l’arbuste est devenu encombrant, il supporte un rabattage plus sévère, mais celui-ci provoque des rejets très vigoureux qu’il faudra sélectionner les années suivantes.
La multiplication par boutures de bois sec en hiver est particulièrement facile. Des boutures semi-ligneuses peuvent également être prélevées en été.
Bon à savoir : le Tamaris commun participe à des habitats riverains méditerranéens présentant localement une forte valeur patrimoniale. Un plant horticole ne doit cependant pas être introduit dans un espace naturel, une dune, une zone humide ou sur une berge sans projet écologique encadré et sans provenance génétique appropriée.
En dehors de son aire indigène, l’espèce peut se naturaliser grâce à ses nombreuses graines dispersées par le vent et par l’eau. Il est donc prudent de vérifier son statut régional et d’éviter une plantation à proximité d’un milieu aquatique sensible.
Dans une haie libre du littoral, sa floraison pâle accompagne élégamment le Gattilier à feuilles de cannabis. Le feuillage découpé de ce dernier et sa floraison estivale prolongent l’aspect léger de la composition.
L’Abélie à grandes fleurs peut garnir le premier plan avec son port plus dense. Dans un jardin méditerranéen doux, le Laurier-rose ‘Cavalaire’ offre une floraison plus soutenue qui contraste avec ses épis blanc rosé.
Sur les terrains chauds et filtrants, le Genêt d’Espagne apporte une note jaune lumineuse. Le Phlomis à grandes fleurs et le Yucca rouge composent à son pied un ensemble résistant aux embruns et aux sécheresses estivales.
Nos plants sont cultivés dans un pot anti-chignon de 1,4 litre. Ce contenant guide les racines, limite leur enroulement et favorise la formation d’un système racinaire ramifié, capable d’explorer rapidement le sol après la plantation.
Ils sont élevés dans une terre végétale non traitée, selon des méthodes adaptées aux plantes de terrains secs. Progressivement habitués au soleil, au vent et à des arrosages mesurés, ils développent une végétation robuste et équilibrée.
Pourquoi choisir Tamarix gallica ?
Pour sa floraison blanc rosé d’une grande légèreté, son feuillage vert fin et sa remarquable résistance aux embruns et aux terrains salés. Indigène sur une partie du littoral français, cet arbuste robuste devient avec le temps un sujet pittoresque, idéal pour donner du mouvement et de la douceur aux grands jardins ensoleillés.