Gland de Chêne kermès entouré de sa cupule hérissée
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Quercus coccifera - Chêne kermès

Le Chêne kermès (Quercus coccifera) forme un arbuste méditerranéen persistant, dense et épineux, généralement haut de 2 à 4 m au jardin. Son feuillage vert sombre structure les haies défensives, talus et grands jardins secs. À planter au soleil dans un sol pauvre, calcaire ou légèrement acide, mais toujours très drainé. Très résistant à la sécheresse une fois établi.

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Caractéristiques des Quercus coccifera - Chêne kermès

Genre :
Quercus
Espèce :
coccifera
Famille :
Fagaceae
Rusticité :
Résistant jusqu’à - 22 ºC
Taille (Haut. x Larg.) :
1 à 2 m x 1 à 2 m

Floraison

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Résistance à la sécheresse :
besoin en eau faible
Hauteur en fleur :
1,5 à 2 m
Exposition :
soleil
Couleur :
crème
Nature du feuillage :
persistant
Période de floraison :
printemps
pH du sol :
Indifférent
Nature du sol :
s'adapte à tous les sols
sec et pauvre
Zone de rusticité :
Z6 :  - 22°C à - 17°C
Type de plantes :
arbuste
Genre botanique :
Quercus

Quercus coccifera : le Chêne kermès, un arbuste persistant emblématique des garrigues sèches

Le Chêne kermès, Quercus coccifera L., est une espèce botanique sauvage originaire du bassin méditerranéen. Arbuste dense au feuillage persistant, coriace et épineux, il structure naturellement les garrigues les plus sèches, les coteaux pierreux et les plateaux calcaires exposés au soleil.

Sa silhouette ramifiée dès la base, sa remarquable sobriété après enracinement et sa faculté à repartir de souche en font un excellent arbuste pour donner une ossature durable aux jardins méditerranéens. Il convient particulièrement aux haies défensives, aux grands talus, aux rocailles et aux aménagements paysagers soumis au vent et à une forte sécheresse estivale.

Un véritable chêne de garrigue :

Le port bas du Chêne kermès n’est pas uniquement lié à son patrimoine génétique. Dans la nature, il résulte aussi de siècles de pâturage, de recépage et d’incendies. Placé dans un jardin et laissé libre, il peut former un grand arbuste de plusieurs mètres de hauteur.

Une espèce botanique méditerranéenne

Quercus coccifera appartient à la famille des Fagacées et à la section botanique Ilex, qui rassemble plusieurs chênes méditerranéens persistants et sclérophylles. Décrit par Carl von Linné en 1753, il s’agit d’une espèce sauvage et non d’un cultivar ou d’un hybride horticole.

Il est aussi appelé Chêne des garrigues, Petit Chêne vert ou garric dans le domaine occitan. Le nom Quercus calliprinos, encore employé pour certaines populations orientales et certains plants commercialisés, est actuellement placé dans la synonymie de Quercus coccifera par plusieurs référentiels internationaux. La séparation des formes occidentales et orientales reste néanmoins discutée par les botanistes.

Port, croissance et dimensions du Chêne kermès

Le Chêne kermès forme un arbuste persistant, très ramifié et naturellement dense. Sa végétation part généralement de la base et peut constituer une masse presque impénétrable. Sa croissance est lente à modérée, mais régulière lorsque la plante bénéficie d’un sol drainé et de quelques arrosages durant son installation.

Dans les garrigues pâturées ou régulièrement incendiées, il reste souvent compris entre 50 cm et 2 m. Dans un jardin où il peut se développer librement, il atteint plus généralement 2 à 4 m de hauteur, parfois 5 à 6 m, pour une largeur souvent comparable ou supérieure. Les sujets âgés de certaines populations peuvent prendre l’allure d’un petit arbre.

Son écorce, grisâtre et assez lisse sur les jeunes sujets, s’assombrit et se fissure progressivement. L’arbuste produit fréquemment plusieurs troncs ou rejets issus d’une souche puissante.

Un feuillage persistant, coriace et épineux

Les feuilles alternes sont petites, généralement longues de 1,5 à 5 cm. Ovales, elliptiques ou oblongues, elles présentent une texture épaisse, rigide et coriace. Leur face supérieure est vert foncé et luisante, tandis que le revers apparaît légèrement plus pâle. Les jeunes pousses peuvent prendre des nuances bronze ou rougeâtres avant de verdir.

Le bord du limbe est ondulé et armé de dents rigides terminées par une pointe. Ce feuillage rappelle celui du houx, mais ses feuilles sont sensiblement plus petites. Il permet également de distinguer le Chêne kermès du Quercus ilex, ou Chêne vert, dont les feuilles adultes sont généralement moins régulièrement épineuses et dont le port devient plus franchement arborescent.

La petite taille des feuilles, leur cuticule épaisse et leurs marges légèrement recourbées limitent les pertes d’eau. Ces adaptations expliquent en partie la capacité de l’espèce à conserver son feuillage sous un climat marqué par plusieurs mois de sécheresse estivale.

Floraison printanière et glands à cupule hérissée

Le Chêne kermès est une espèce monoïque : les fleurs mâles et femelles sont distinctes, mais présentes sur une même plante. La floraison intervient généralement de mars à mai, avec un décalage possible selon l’altitude et le climat.

Les fleurs mâles sont réunies en chatons jaunâtres pendants, tandis que les fleurs femelles, beaucoup plus discrètes, apparaissent seules ou en petits groupes à l’aisselle des feuilles. Comme chez les autres chênes, la pollinisation est principalement assurée par le vent.

Les glands, ovoïdes à oblongs, mesurent généralement de 1,5 à 3 cm. Leur cupule recouvre une part importante du fruit et porte des écailles rigides, saillantes ou recourbées, qui lui donnent un aspect nettement hérissé. La durée de maturation peut varier selon les populations et les interprétations taxonomiques du complexe cocciferacalliprinos.

Les glands, riches en tanins et très amers, contribuent à l’alimentation de différents oiseaux et mammifères. Une fructification régulière est généralement favorisée par la présence d’autres chênes génétiquement différents dans l’environnement.

Origine et habitat naturel de Quercus coccifera

L’aire naturelle du Chêne kermès couvre une grande partie du bassin méditerranéen. Elle s’étend du Portugal et de l’Espagne jusqu’à la Grèce, à la Turquie et au Proche-Orient, en passant par le sud de la France, l’Italie, les îles méditerranéennes, les Balkans et l’Afrique du Nord.

En France, l’espèce est indigène dans la région méditerranéenne. Elle est particulièrement représentative des garrigues calcaires du Languedoc, du Roussillon, de Provence et de la basse vallée du Rhône.

Elle pousse naturellement dans les garrigues, les maquis bas, les fruticées méditerranéennes, les coteaux rocheux, les falaises, les plateaux karstiques et les lisières de pinèdes. Elle est surtout présente du niveau de la mer à environ 1 200 m d’altitude, avec des variations liées à la latitude et à la provenance.

Dans son milieu naturel, elle accompagne notamment le Chêne vert, le Lentisque, le Pistachier térébinthe, le Nerprun alaterne, les filaires, l’Oléastre, le Genévrier cade, le Genévrier de Phénicie, les cistes, les phlomis, les thyms, les lavandes et le Romarin.

Quel sol et quelle exposition pour le Chêne kermès ?

Une exposition ensoleillée et chaude permet d’obtenir une végétation dense et bien adaptée à la sécheresse. Une mi-ombre claire peut être tolérée, notamment dans les régions aux étés très chauds, mais une ombre importante donne un port moins compact.

Le Chêne kermès préfère les sols :

  • calcaires ou dolomitiques ;
  • pierreux, caillouteux ou rocheux ;
  • pauvres à modérément fertiles ;
  • superficiels ou de profondeur moyenne ;
  • parfaitement drainés, notamment en hiver.

Il accepte un pH neutre à nettement calcaire et peut également pousser sur certains substrats siliceux ou légèrement acides. La composition chimique du sol est moins déterminante que sa structure et sa capacité à évacuer rapidement l’eau.

Les terres lourdes ne sont envisageables que si elles sont implantées en pente, enrichies en éléments minéraux grossiers ou aménagées de manière à empêcher toute stagnation hivernale. Les sols compacts, asphyxiants et durablement humides sont à éviter.

Résistance à la sécheresse, au vent et au froid

Une fois bien établi, Quercus coccifera présente une excellente résistance à la sécheresse estivale. Son système racinaire puissant exploite les fissures des terrains rocheux et les réserves d’eau situées en profondeur. Cette autonomie demande cependant du temps : les jeunes plantations doivent être accompagnées pendant leur enracinement.

Le feuillage coriace supporte bien les vents secs et les situations exposées. L’espèce peut également convenir aux jardins proches du littoral méditerranéen, dans un sol drainé, grâce à une tolérance correcte au vent marin et aux embruns modérés.

Sa rusticité dépend beaucoup de la provenance, de l’âge de la plante, de la durée du gel et de l’humidité du sol. Une valeur prudente se situe autour de −8 à −10 °C. Certains sujets adultes et certaines provenances d’altitude peuvent supporter ponctuellement des températures proches de −12 °C, voire inférieures, lorsque le sol reste parfaitement drainé.

Cette indication ne constitue pas une garantie absolue. Un gel prolongé dans une terre humide peut être plus dommageable qu’une baisse brève de température en terrain sec. Les jeunes pousses et les plantes récemment installées sont également plus sensibles.

Le drainage conditionne aussi la rusticité :

Dans les régions situées au-delà du climat méditerranéen, plantez le Chêne kermès sur une pente, un talus ou une zone surélevée. Un collet maintenu au sec en hiver améliore nettement sa capacité à traverser les épisodes de froid.

Plantation et arrosage

Dans les régions aux hivers doux, la plantation automnale permet aux racines de commencer à s’installer avant la sécheresse estivale. Dans les secteurs plus froids ou soumis à des sols humides en hiver, une plantation de printemps est préférable.

Préparez un trou plus large que profond, sans enterrer le collet. Dans une terre compacte, plantez légèrement en hauteur et incorporez des matériaux minéraux grossiers à l’ensemble de la zone travaillée. Une simple couche de graviers au fond du trou ne suffit pas si elle crée une cuvette retenant l’eau.

Prévoyez un espacement d’environ 1,50 à 2 m pour former une haie dense, et de 2,50 à 4 m pour permettre à chaque sujet de développer une silhouette libre.

Arrosez profondément après la plantation, puis régulièrement mais sans excès durant le premier été. Un second été peut nécessiter quelques arrosages espacés en période de sécheresse prolongée. Après l’installation, les apports d’eau deviennent généralement inutiles en pleine terre, sauf situation exceptionnelle.

Taille et entretien

Le Chêne kermès ne demande pas de fertilisation particulière. Un sol trop riche ou des apports azotés importants provoquent des pousses plus tendres, moins compactes et potentiellement plus sensibles au froid.

La taille n’est pas indispensable, mais elle est très bien supportée. Elle permet de maintenir l’arbuste dans des dimensions déterminées, de densifier une haie ou de dégager progressivement plusieurs troncs pour obtenir une cépée. Intervenez de préférence à la fin de l’hiver, hors période de gel, ou après la principale poussée printanière.

Évitez de déplacer un sujet déjà installé. Comme de nombreux chênes, cette espèce développe rapidement un système racinaire puissant et apprécie d’être plantée jeune à son emplacement définitif.

Un arbuste résilient, mais pas invulnérable au feu

Le Chêne kermès possède une grande capacité à produire de nouveaux rejets depuis sa souche et ses parties souterraines après un recépage ou le passage d’un incendie. Cette stratégie lui permet de reconstituer rapidement une végétation dense lorsque ses parties aériennes ont été détruites.

Cette faculté ne signifie cependant pas que le feu lui soit nécessaire ou bénéfique en toutes circonstances. Des incendies trop rapprochés peuvent épuiser les réserves des souches, limiter la production de glands et empêcher l’installation des jeunes semis.

Usages du Chêne kermès au jardin

Sa végétation persistante et fortement structurante permet de l’utiliser dans de nombreux aménagements :

  • haie défensive ou haie libre méditerranéenne ;
  • grand massif d’arbustes persistants ;
  • rocaille de grande taille ;
  • talus sec et terrain en pente ;
  • stabilisation d’un sol pierreux soumis à l’érosion ;
  • jardin de garrigue ou jardin naturaliste ;
  • aménagement exposé au vent ;
  • restauration paysagère d’un terrain méditerranéen dégradé ;
  • culture en grand bac, avec une taille régulière et un substrat très drainant.

Son feuillage vert foncé forme un fond sobre qui met en valeur les floraisons claires, bleues, roses ou pourpres. Ses rameaux épineux offrent également un refuge dense à la petite faune et à certains oiseaux. Les glands participent aux ressources alimentaires de la faune sauvage, tandis que le système racinaire contribue à maintenir les sols superficiels.

Des associations adaptées au Chêne kermès

Pour reconstituer une ambiance de garrigue, associez-le à des arbustes persistants et à des vivaces partageant ses besoins en soleil, en drainage et en eau limitée.

Les genévriers, notamment les espèces méditerranéennes, renforcent la structure persistante d’un talus ou d’une haie libre. Les cistes apportent une floraison printanière abondante sur les terrains pauvres et caillouteux.

À son pied, les lavandins, les romarins et les sauges composent une strate aromatique adaptée aux mêmes conditions sèches et ensoleillées.

Les feuillages argentés des armoises créent un contraste lumineux avec ses feuilles vert sombre. En bordure ou dans les espaces ouverts, les fétuques complètent l’ensemble par leur port souple et leur faible besoin en eau.

Le Chêne kermès et l’origine du colorant écarlate

Un chêne lié à l’histoire des teintures méditerranéennes :

Le nom « kermès » désigne une cochenille vivant sur les rameaux de ce chêne. Les femelles séchées de cet insecte fournissaient autrefois un précieux colorant rouge employé pour teindre notamment la laine et la soie.

Le colorant issu de la cochenille du kermès fut utilisé dans le bassin méditerranéen dès l’Antiquité et conserva une grande valeur durant le Moyen Âge. Il permettait d’obtenir des rouges écarlates ou cramoisis particulièrement recherchés. Son emploi diminua progressivement en Europe après l’arrivée de la cochenille américaine, dont le pouvoir colorant était plus important.

L’épithète latine coccifera associe l’idée du coccum, terme ancien appliqué au kermès et à la couleur écarlate, au verbe latin signifiant « porter ». Le nom botanique évoque ainsi le chêne qui porte la cochenille productrice de cette teinture rouge.

Le bois a également servi localement de combustible et à la fabrication de charbon. L’écorce et les cupules, riches en tanins, ont pu être employées pour le tannage. Les glands, fortement tanniques, ont surtout été utilisés pour l’alimentation animale. Ils ne doivent pas être considérés comme directement comestibles pour l’être humain sans une préparation spécifique destinée à éliminer une grande partie de leur amertume et de leurs tanins.

Culture et qualité de plantation : l’expertise Senteurs du Quercy

Une culture adaptée à cet arbuste de terrain sec :

Nos Quercus coccifera sont cultivés en pot anti-chignon de 1,4 litre. Ce type de contenant est particulièrement pertinent pour un jeune chêne : il favorise la ramification des racines et limite leur enroulement contre les parois du pot.

Après la plantation, ce système racinaire dense et bien réparti peut explorer rapidement le terrain. Il facilite une reprise régulière et accompagne le développement progressif des racines vers les zones plus profondes du sol.

Notre substrat associe des éléments drainants à de la terre végétale non traitée. Celle-ci apporte une diversité de micro-organismes naturels et prépare les racines aux conditions biologiques qu’elles rencontreront dans le jardin.

Les interactions entre les racines, les champignons mycorhiziens et la vie microbienne contribuent à l’exploration du sol. Cette qualité d’enracinement est essentielle pour permettre au Chêne kermès d’acquérir progressivement son autonomie face à la sécheresse.

Les plantes sont produites sans forçage à Escamps, dans le Lot. Un jeune plant compact s’installe plus facilement qu’un sujet déjà âgé, dont la racine principale aurait été durablement contrainte dans son contenant.

Multiplication du Chêne kermès

L’espèce se multiplie principalement par semis de glands frais. Ceux-ci sont dits récalcitrants : ils supportent mal la dessiccation et ne conservent pas longtemps leur capacité germinative. Ils doivent donc être semés rapidement après leur maturité, dans un substrat drainant, tout en étant protégés des rongeurs.

Un contenant profond ou doté d’un système anti-chignon limite les déformations de la jeune racine. La bouture est difficile et rarement employée. Les rejets produits autour d’une plante adulte restent souvent reliés au système racinaire principal et sont délicats à prélever.

Pourquoi choisir Quercus coccifera ?

Le Chêne kermès associe un feuillage persistant et épineux, une silhouette dense et une excellente adaptation aux terrains calcaires, pierreux et secs. Il constitue une structure durable pour une haie défensive, un grand talus, une rocaille ou un jardin méditerranéen. Sa résistance au vent, à la taille et au manque d’eau après enracinement en fait un arbuste particulièrement intéressant, à condition de lui offrir un sol très bien drainé et de respecter sa rusticité variable selon les provenances.

 Avis
Tous les avis sur cette page sont affichés par ordre chronologique.
 acheté Par le  10 Mars 2021 (Quercus coccifera - Chêne kermès) :
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Arbuste buissonant...en tige!

Habitué aux chênes Kermes visibles dans nos collines de Provence, je suis extrêmement déçu par ce produit tout en tige n'ayant rien à voir avec la description qui en est faite sur le site et à ce que nous pouvons rencontré dans la nature.

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