Rare espèce méditerranéenne formant une touffe de grandes feuilles persistantes, grises et densément laineuses, dont l’aspect rappelle celui des épiaires. En été, elle produit de longs épis rigides composés de fleurs jaune vif ponctuées de brun.
Très résistante à la chaleur et à la sécheresse, elle exige le plein soleil et un drainage irréprochable. Elle doit impérativement être protégée de l’humidité hivernale et des fortes gelées.
Origine : espèce endémique du nord de Chypre, où elle pousse dans les fissures et les éboulis des falaises calcaires exposées au sud, entre 300 et 925 m d’altitude.
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Floraison
Rare et spectaculaire, la Crapaudine de Chypre développe de grandes feuilles persistantes gris argenté, épaisses et laineuses, rappelant celles de certaines épiaires ou Stachys. Son feuillage lumineux forme une touffe remarquable toute l’année sous climat doux.
Au début de l’été, elle produit de longues inflorescences très droites, composées de fleurs jaune vif ponctuées de brun et entourées de larges bractées laineuses. Cette espèce chypriote extrêmement rare exige le plein soleil, une situation chaude et un drainage irréprochable.
Point essentiel de culture : le collet et les racines doivent impérativement être protégés de l’humidité hivernale. Une plantation sur pente, sur butte ou au sommet d’une rocaille minérale est vivement recommandée.
Sideritis cypria Post est une espèce botanique sauvage de la famille des Lamiacées. Son nom scientifique est actuellement accepté et aucun synonyme botanique majeur n’est retenu.
Elle est appelée Crapaudine de Chypre, Thé des montagnes de Chypre ou Cyprus Ironwort. Il ne faut pas la confondre avec la Malotira de Crète, Sideritis syriaca subsp. syriaca.
Cette crapaudine est endémique du nord de l’île de Chypre. Son aire de répartition est limitée aux monts Pentadaktylos, également appelés monts de Kyrenia, une étroite chaîne calcaire longeant la côte septentrionale de l’île.
Elle n’est connue que de quelques localités, notamment autour de Buffavento, Saint-Hilarion, Bellapais, Halevga et d’autres secteurs rocheux de la chaîne. Cette distribution extrêmement restreinte explique sa grande valeur botanique et patrimoniale.
Origine : monts Pentadaktylos, dans le nord de Chypre.
Dans la nature, elle colonise les fissures de falaises calcaires sèches, les escarpements marneux, les affleurements rocheux et les éboulis fortement exposés au soleil.
Elle pousse principalement entre 300 et 925 m d’altitude, généralement sur des parois ou des pentes orientées au sud. Dans ces stations, la couche de terre est extrêmement mince et l’eau s’évacue presque immédiatement entre les pierres.
Le climat est typiquement méditerranéen : les étés sont très chauds, lumineux et presque dépourvus de pluie, tandis que les précipitations se concentrent pendant la saison fraîche. Ce n’est donc pas la pluie hivernale elle-même que la plante redoute, mais sa stagnation autour des racines.
Dans les falaises et les mosaïques de garrigue des monts Pentadaktylos, elle appartient à une flore riche en espèces lithophytes et endémiques. Elle peut notamment côtoyer ou partager les mêmes ensembles écologiques que :
Ces plantes partagent une remarquable adaptation au soleil, au vent, à la chaleur et à des sols extrêmement superficiels.
La plante forme un sous-arbrisseau vivace ramifié, ligneux à la base, pouvant atteindre 40 à 60 cm de hauteur pendant la floraison. La touffe s’élargit progressivement sur 40 à 50 cm environ.
Ses tiges quadrangulaires, typiques de la famille des Lamiacées, sont dressées et couvertes d’une pilosité dense. Le port reste compact lorsque la plante bénéficie d’un soleil intense et d’un sol pauvre.
Les feuilles opposées sont épaisses, oblongues à oblancéolées et recouvertes d’un abondant duvet gris argenté. Elles peuvent mesurer de 3 à 12 cm de longueur selon leur position et les conditions de culture.
Leur aspect laineux rappelle celui des épiaires telles que Stachys byzantina, mais la Crapaudine de Chypre développe une silhouette plus dressée et des inflorescences très différentes.
Cette pilosité protège les tissus contre l’intensité du soleil et limite les pertes d’eau. Le feuillage reste persistant sous climat doux, mais peut être partiellement endommagé par un gel marqué ou par une humidité hivernale excessive.
La floraison intervient généralement de juin à août. De longues tiges rigides portent des verticilles superposés, entourés de larges bractées en forme de coupe.
Les fleurs bilabiées sont jaune vif, avec des marques brunes à brun rougeâtre qui accentuent leur relief. Les bractées et les tiges conservent leur structure longtemps après la floraison, donnant à la plante une silhouette presque sculpturale.
Les fleurs attirent abeilles, bourdons et autres insectes butineurs adaptés aux milieux méditerranéens.
La Crapaudine de Chypre est considérée comme vulnérable en raison de son aire extrêmement réduite et du faible nombre de stations connues. Ses populations peuvent être menacées par les incendies, l’exploitation des carrières, les aménagements, l’érosion et les prélèvements sauvages.
Elle figure parmi les plantes chypriotes concernées par les dispositifs européens de protection des habitats. Il est indispensable de ne jamais prélever de plantes ni de graines dans la nature et de privilégier exclusivement les sujets multipliés en culture.
Comme plusieurs crapaudines méditerranéennes, les parties aériennes de cette espèce ont été employées localement en infusion. Des travaux scientifiques ont identifié différents composés phénoliques et étudié leurs activités en laboratoire.
Ces résultats ne permettent toutefois pas d’attribuer automatiquement à la plante cultivée des propriétés médicales démontrées chez l’être humain. Elle doit avant tout être présentée comme une plante botanique, aromatique et ornementale rare.
Précaution : ne consommez que des plantes formellement identifiées, multipliées et cultivées pour un usage alimentaire, sans traitement incompatible avec cet emploi. En cas de traitement médical, de grossesse ou d’allaitement, demandez conseil à un professionnel de santé.
Choisissez l’emplacement le plus chaud, sec et ensoleillé du jardin. Une pente exposée au sud, le sommet d’un muret, une rocaille surélevée ou le pied abrité d’un mur lui conviennent particulièrement bien.
Elle peut aussi être cultivée dans un grand pot en terre cuite, plus facile à protéger des pluies prolongées pendant l’hiver.
Évitez les cuvettes, les pieds de talus recevant les eaux de ruissellement, les terres compactes et les emplacements arrosés en même temps qu’une pelouse ou des vivaces exigeant un sol frais.
Utilisez un substrat très minéral composé en majorité de graviers, de pouzzolane, de pierre calcaire concassée et de sable grossier. Une faible proportion de terre suffit à retenir les éléments nutritifs nécessaires.
Le collet peut être entouré d’une couche de gravier afin d’empêcher les feuilles inférieures de rester au contact d’une terre humide. Dans un sol argileux, une simple poignée de gravier ne suffit pas : il faut créer une véritable butte drainante ou privilégier la culture en contenant.
Arrosez avec modération après la plantation, puis laissez le substrat sécher entre deux apports. Une fois correctement enracinée, elle possède une excellente résistance à la sécheresse et aux fortes chaleurs.
En pleine terre, les arrosages deviennent généralement inutiles après son installation. En pot, arrosez ponctuellement pendant l’été, sans laisser d’eau dans la soucoupe.
L’humidité hivernale constitue son principal facteur limitant. Sous climat pluvieux, protégez la plante avec une plaque transparente inclinée laissant circuler l’air, ou placez le pot sous une avancée de toit lumineuse.
Une protection totalement fermée est déconseillée, car elle favoriserait la condensation et le développement des pourritures.
Sa rusticité reste modérée. Une plante établie peut supporter approximativement -5 à -8 °C dans un substrat sec, pour une gelée brève. L’association du froid, du vent et d’une terre humide provoque des dégâts à des températures moins basses.
Dans les régions régulièrement soumises à de fortes gelées, cultivez-la en pot afin de pouvoir l’hiverner dans une serre froide ou un local lumineux, frais et bien ventilé.
Supprimez les inflorescences fanées lorsque leur graphisme ne vous paraît plus décoratif. Une taille légère après la floraison permet de maintenir une touffe ramifiée.
Évitez de rabattre sévèrement le vieux bois dépourvu de jeunes pousses. N’apportez pas d’engrais riche en azote : une croissance trop rapide rendrait la plante moins compacte et plus sensible à l’humidité.
La multiplication peut être effectuée par semis ou par bouturage de jeunes pousses non florifères. Les boutures doivent être installées dans un substrat très aéré, maintenu à peine humide.
Compte tenu du statut de conservation de l’espèce, toute multiplication doit provenir de plantes cultivées et traçables, jamais de prélèvements sauvages.
Feuillages laineux, floraisons originales et exceptionnelle adaptation aux sols minéraux caractérisent ces plantes méditerranéennes. Retrouvez notre sélection dans la catégorie Sideritis – Crapaudines.
Dans une rocaille très sèche, son large feuillage laineux contraste élégamment avec les feuilles fines de la Fétuque du Maire et les inflorescences légères de la Stipe.
L’Armoise herbe blanche prolonge la palette argentée, tandis que le bleu métallique du Panicaut améthyste souligne la couleur jaune et brune des inflorescences.
Pour une composition méditerranéenne plus fleurie, ajoutez des Sauges à feuilles de lavande, une Lavande blanche et la Valériane des murs rouge.
Le Grand Orpin ‘Joie d’automne’ peut compléter la scène dans une zone un peu moins aride, mais suffisamment drainante. Veillez à ne pas arroser la crapaudine aussi fréquemment que les plantes voisines.
Nos plantes sont cultivées dans une terre végétale non traitée, selon des méthodes favorisant un système racinaire ramifié et une bonne adaptation aux conditions de pleine terre.
Pour vos propres cultures, découvrez également notre lot de pots anti-chignon de 1,4 litre, conçu pour limiter la déformation des racines.
Pourquoi choisir la Crapaudine de Chypre ? Pour son feuillage laineux spectaculaire, ses épis jaunes ponctués de brun, son extrême résistance à la sécheresse et sa rareté botanique. C’est une plante de collection remarquable, à réserver aux rocailles les mieux drainées et aux jardiniers capables de la protéger de l’humidité hivernale.