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Conseils de culture pour les Sauges

Comment planter mes sauges ?

La Plantation

 

Si vous possédez chez vous un petit coin de midi, pourquoi ne pas y installer une sauge ?

Si l'on excepte, le quart nord-est de la France où il est très difficile de faire pousser la plupart de ces plantes, quelle que soit la région où vous vous trouvez et pourvu que votre sol ne soit pas argileux, ce sont surtout la topographie et l’emplacement de votre jardin qui feront que les sauges se plairont ou non.

Les jardins de ville, souvent clos de murs et exposés au sud, sont des endroits privilégiés, abrités du vent et du froid, qui feront qu'elles prospéreront.

 

Le sol

Il devra être impérativement filtrant. S'il est sablonneux et à tendance plutôt calcaire, alors ce sera le sol idéal. Certaines espèces sont adaptées à des terrains secs, d'autres à des sols ordinaires, et certaines ont besoin d'une terre riche et profonde. Mais attention, toujours perméable Le sol ne devra être ni acide ni argileux.

 

Comment reconnaître son sol ?

 

Observez-le en hiver. Si, quand il pleut, l'eau stagne très longtemps, il est peu perméable et contient une forte proportion d'argile.

Si votre terre n'est pas assez filtrante et que votre terrain le permet, vous pouvez aménager des terrasses , ce qui rendra ces emplacements plus secs.

Si votre sol est très argileux, il n'est pas possible de faire un trou et de l'amender avec du sable pour planter une sauge car l'amendement filtrant que vous allez amener va faire office de drain et selon la loi de l'osmose (l'eau va toujours du milieu le plus concentré vers le milieu le moins concentré), le trou ainsi préparé va se remplir d'eau.

 

Les amendements

 

Les amendements calcaires

Si le pH de votre sol est trop bas, c'est-à-dire s'il est compris entre 5,5 et 7, faites tous les ans des apports de corne torréfiée au printemps et à l'automne. Vous pouvez aussi, à l'automne précédant la plantation, incorporer à votre sol de la chaux agricole. Mais attention, renseignez-vous sur les quantités à employer. Elles doivent être faibles et fonction du pH.

 

Les amendements filtrants

Si votre sol n'est pas trop argileux, c'est-à-dire qu'il ne contient pas plus de 20 % d'argile, vous pouvez l'amender afin de l'alléger et le rendre très filtrant.

Il devra être travaillé en profondeur (60 cm) en y mélangeant une importante proportion de sable ou de bonne terre légère (sans argile).

Cet amendement devra se faire sur une vaste zone autour de la plante (1,50 m) pour aérer un maximum de terre autour d'elle.

 

La fumure

Selon la variété que vous, allez planter, enrichissez votre sol de matière organique et d'une fumure riche en phosphore et en potasse. N'employez pas de fumure azotée, cela ferait faire beaucoup trop de feuillage à votre plante au détriment de sa floraison.

L'identification de ces trois éléments minéraux se décompose de la manière suivante :

 

  • N : l'azote
  • P : le phosphore
  • K : le potassium
 

Ce qui donne par exemple pour la formulation d'un engrais complet : 18-18-18. C'est-à-dire que l'azote, le phosphore et le potassium sont présents en quantité égale.

Pour une sauge, vous devrez acheter un engrais ou les deux derniers chiffres sont supérieurs au premier. Par exemple, un 10-11-18.

 

L'exposition

Certains diront que les sauges peuvent être placées en situation mi-ombragée. Cela est valable dans leur habitat d'origine sous des climats tropicaux ou dans le sud et le sud-est de la France, ou encore pour certaines espèces qui, lorsqu'elles seront cultivées en pot, pourront être déplacées à mi-ombre au mois de juillet-août.

Quoi qu'il en soit, elles devront toujours être placées en situation abritée et ensoleillée, par exemple dans un jardin clos contre un mur.

 

L'époque de plantation

Elle dépend de l'espèce que vous voulez planter, de la région où vous voulez la planter, de la situation de votre jardin, de votre sol et de la possibilité d'arroser régulièrement ou non. Généralement, dans les régions méridionales, vous pouvez planter en automne, au printemps ou en été :

 

  • en automne toutes les espèces rustiques et semi-rustiques si votre terrain est léger
  • au printemps toutes les espèces
  • en été toutes les espèces. À cette époque, la reprise d'une sauge en conteneur est très bonne car la terre chaude permet un enracinement rapide. Le seul inconvénient est que vous devrez arroser régulièrement vos plantations pendant au moins un mois
 

Dans les autres régions, il est préférable de les planter au printemps ou en été si elles sont arrosées. Toutefois, suivant la configuration du terrain (très abrité, sol léger...), il est également possible, dans ces mêmes régions, de planter en automne des espèces résistant relativement bien au froid (en deçà de - 5 °C).

 

Comment procéder :

Selon les espèces, différentes possibilités s'offrent à vous. Vous pouvez planter contre un mur (pour cela il faudra placer votre plante à 40 cm du mur), mais aussi en Isolé, en bordure ou en massif.

 

  • Faites un trou de 6 à 7 fois la grosseur de la motte. Ameublissez le terrain. Faites éventuellement un amendement suivant la nature de votre sol.
  • Placez le plant dans le trou de façon à ce que la surface de la motte soit juste au niveau de la surface du sol.
  • Rebouchez ensuite avec le mélange ameubli. N'oubliez pas d'arroser afin que la terre se lie à la motte. Quinze jours plus tard, travaillez régulièrement la terre au pied de la plante pour l'aérer.

 

La transplantation

Si votre plante occupe un endroit qui ne vous convient pas, vous pourrez toujours la changer de place.

Cette opération devra être effectuée au début du printemps. Pour cela, il vous faudra tailler la plante afin de réduire au maximum la surface foliaire. Vous pourrez ensuite, à l'aide d'une bêche ou d'une fourche, arracher la plante en prenant soin de conserver une motte de terre autour des racines d'environ 30 cm en tous sens. Vous la replanterez aussitôt à l'endroit désiré en suivant les mêmes étapes que la plantation.

 

L'arrosage

Une fois enracinées dans le sol, les sauges ne nécessitent pas d'arrosages particuliers. La plupart des espèces, bien adaptées à la sécheresse, ne devront jamais être arrosées, elles se contenteront de l'eau de pluie.

D'autres, en nombre limité, pourront, lors d'étés très secs, en supporter quelques-uns. Le feuillage de la plante saura vous dire quand : il deviendra terne, ramolli et tombant.


Comment cultiver ma sauge en pot ?

La culture des sauges en pot

 

Plusieurs raisons peuvent vous pousser à cultiver vos sauges en pot :

 

  • Vous ne disposez pas d'un sol approprié. Votre terre est glaise ou trop humide ou vous n'habitez pas une région favorable. Faites-en de belles potées.

 

  • par goût : une plante bien cultivée de cette manière peut être délicieusement mise en valeur par un superbe pot.

 

  • Vous voulez mettre des sauges sur votre balcon ou votre terrasse. C'est une façon originale et peu courante de rendre ces lieux conviviaux en profitant agréablement des fleurs, des feuillages et des parfums.

 

  • Vous pouvez aussi mettre une potée de sauge dans un massif pour l'agrémenter et lui donner de la hauteur. Dans ce cas, il vous sera possible de tricher en cassant le fond du pot afin d'obtenir un très gros trou de drainage qui laissera la plante s'enraciner en pleine terre, ce qui rendra son entretien de la plante plus facile puisqu'elle puisera ce dont elle a besoin dans le sol. Certaines espèces ne peuvent être cultivées qu'en pot car il faudra les placer en jardin d'hiver (serres, vérandas) pour les voir pousser et fleurir.

 

Comment procéder :

 

Prendre un pot dont le volume est indiqué dans les notices descriptives. Un volume trop faible limiterait trop rapidement le développement racinaire de la plante. Plus le pot sera grand, plus il vous sera aisé de l'entretenir. Préparez un mélange avec un bon terreau de rempotage et un peu de terre franche (attention : 10 % au maximum !). Vous pouvez éventuellement enrichir votre mélange terreux de billes d'engrais ,à libération lente. Les plantes ne vivent pas seulement de l'amour et de l'eau qu'on leur apporte : comme tout être vivant, elles ont besoin de se nourrir de façon équilibrée. Remplissez votre pot de ce mélange sans tasser. Faites-y un trou dans lequel vous placerez votre motte de façon à ce que le haut de la motte soit au niveau du haut du terreau. Tassez légèrement le tout pour obtenir une différence de niveau de quelques centimètres entre le terreau et le haut du pot.

 

Entretien

 

Les deux premiers mois, la plante n'aura besoin que d'arrosages modérés. Vous devez toujours maintenir le terreau frais mais sans excès. Si vous hésitez sur la quantité d'eau à apporter, arrosez plutôt moins que trop. La sauge souffrira moins du sec que de l'excès d'humidité qui pourra lui être fatal. À l'arrosage suivant, si votre sauge a très soif, augmentez la quantité d'eau par rapport à la précédente. Les deux mois passés, apportez à la plante, avec l'eau d'arrosage, de l'engrais type engrais géraniums, et ce jusqu'au mois de novembre. La floraison sera ainsi abondante, le feuillage vigoureux et brillant. Toutes les espèces de sauges ne sont pas adaptées à la culture en pot, ou plutôt, certaines s'y prêtent mieux que d'autres.


Comment tailler mes sauges ?

Pourquoi tailler ?

 

Il est indispensable de tailler une plante afin d'assurer sa longévité et son développement harmonieux.

Si cette opération n'est pas effectuée, le développement des bourgeons ne se fera que dans la partie haute de la plante. En supprimant cette partie, ce sont les bourgeons du bas, en dormance, qui vont démarrer. Votre buisson sera alors bien rond, fourni et florifère.

Beaucoup, parmi les passionnés de jardins, n'osent pas tailler leurs plantes. C'est un tort, car au fil des années, leurs massifs « vieillissent ». Ils sont de moins en moins beaux et se dégarnissent. Sans taille, les plantes s'épuisent.

 

A quelle époque tailler ?

 

Pour les plantes qui fleurissent au printemps et en été, il faut supprimer les hampes florales après la floraison pour fortifier la souche et favoriser une éventuelle refloraison.

Pour les espèces rustiques à longue floraison (printemps, été et automne) et celles à floraison automnale, il faut attendre le printemps, c'est-à-dire la fin du mois de mars pour tailler. Les tiges qui vont rester sur la plante vont la protéger du froid hivernal. Les gelées blanches du mois d'avril ne gêneront pas la plante.

C'est au moment où vous constatez que votre sauge commence à pousser qu'il faut passer à l'action.

Si cette tâche était accomplie trop tôt (avant ou pendant l'hiver), la remontée de sève s'en trouverait favorisée. La végétation démarrerait, compromettant alors la survie des jeunes pousses lors des périodes de gel.

Pour les herbacées semi-rustiques, taillez dès l'apparition des premiers froids afin de pouvoir assurer l'hivernage des souches.

 

Comment procéder ?

 

Il est des espèces pour lesquelles une taille peut être simplement le nettoyage de la rosette et la coupe de la hampe florale, alors que pour d'autres, il s'agira de diminuer de plus de moitié le volume de la plante.

 

Les herbacées

Pour les espèces à rosettes basales persistantes, supprimez les hampes florales s'il en reste. Débarrassez la plante des feuilles abîmées.

Pour les espèces caduques, rabattez le tout au ras du sol. De nouvelles pousses vont sortir de terre au printemps.

 

Les arbustives

Trop de bourgeons sont présents sur les tiges. Il faudrait beaucoup d'énergie à la plante pour les nourrir et faire qu'ils se développent.

N'hésitez à tailler la moitié de la plante pour favoriser les bourgeons inférieurs. Rassemblez tout le haut des branches dans vos mains et taillez en dessous.


Comment hiverner mes sauges ?

À l'approche des grands froids, il est temps de penser à l'hivernage. C'est une opération indispensable pour certaines espèces. Il est relatif à plusieurs critères :

  • l'espèce à hiverner
  • la région où vous habitez
  • la façon dont votre sauge est cultivée (pot ou pleine terre)

 

Les plantes en pots

 

D'abord, pour l'hivernage d'une sauge en pot, qu'elle soit rustique, semi-rustique ou gélive, la règle numéro un est de cesser les arrosages fréquents. Pour limiter la prolifération des maladies et augmenter la résistance des plantes au froid, il faut que l'humidité soit abaissée au maximum. Les tiges et les racines ne doivent pas être gorgées d'eau pendant les périodes de gel. Des tiges ou des racines turgescentes éclateront au gel alors qu'elles résisteront plutôt bien si elles sont déshydratées. La motte devra rester sèche. Un léger arrosage tous les quinze jours est suffisant.

 

Les rustiques

Il n'est pas nécessaire de rentrer une sauge rustique pour l'hiverner. Il faut la placer à l'abri de la pluie pour éviter les excès d'humidité. L'hivernage doit surtout se faire au niveau des racines. En pot, elles sont directement en contact avec le gel. Procurez-vous du plastique bulle. Emmaillotez votre pot comme ci-dessous en prenant soin d'appliquer plusieurs couches de plastique. Retirez une fois le gel passé.

 

Les semi-rustiques

Si vous êtes dans une région à climat continental, il faudra, au moment des premiers grands froids, rentrer votre potée, au préalable emmaillotée, à l'abri du gel dans une serre, une véranda ou un endroit assez clair et ventilé. Cet endroit ne devra pas nécessairement être chauffé.

Dès que les gelées seront passées, sortez votre plante. Si vous habitez dans une région à climat océanique, vous pourrez laisser votre potée dehors en la mettant contre un mur orienté au sud, à l'abri de la pluie. Il faudra, au moment des grands froids, emmailloter le pot et protéger également la plante avec du voile d'hivernage comme ci-dessous. Ne laissez le voile que pendant les périodes de gel. Au cours de l'hiver, si le temps se radoucit, enlevez-le et remettez-le au besoin. Votre plante passera ainsi un hiver tranquille au pied du mur. Une fois les grands froids terminés, ôtez toutes les protections. Si vous habitez en région méridionale, placer votre pot au pied d'un mur au sud à l'abri de la pluie est généralement suffisant. Cependant, si une vague de froid devait sur-venir, effectuez un hivernage comme en climat océanique au moment du froid. Les gélives Quelle que soit la région où vous habitez, il faudra systématiquement rentrer vos potées dans un endroit clair et aéré, tenu hors gel, où le thermomètre ne devra pas descendre en dessous de 0 °C de tout l'hiver. Vous devrez attendre le mois de mai que les dernières gelées soient passées pour ressortir vos plantes.

 

Les plantes en plein terre

 

Les rustiques

Aucune précaution ne s'impose puisque ces sauges résistent bien aux grands froids. Vous pouvez cependant pailler à l'aide de feuilles mortes afin de favoriser un démarrage précoce au printemps.

 

Les semi-rustiques

Il est plus prudent d'avoir fait au printemps précédent des boutures, des semis ou des divisions en conteneur que vous allez hiverner comme une plante en pot. Ces jeunes plants serviront à un éventuel remplacement en cas de perte du pied en pleine terre. Vous protégerez la souche de votre pied mère d'un épais paillis de feuilles mortes et de paille, (a) le tout recouvert d'un voile d'hiver-nage.

 

Les gélives

Vous devez impérativement avoir multiplié vos espèces fragiles et les conserver hors-gel. Vous pouvez aussi arracher vos pieds mères, les mettre en pot et les placer en hors-gel. Cela vous permettra d'avoir des plantes plus fortes l'année suivante. Pour cela, il faudra déroger à la règle de la taille. En arrachant les plantes, vous allez supprimer une grande partie des racines et perturber l'équilibre « partie aérienne/racine ». Si vous voulez rétablir cet équilibre, il faudra tailler la plante de moitié au moment de l'hivernage.


Comment multiplier mes sauges ?

Que vous soyez particulier ou professionnel, il est important de multiplier afin de pérenniser les espèces. Sans le savoir, certains possèdent dans leur jardin des espèces très rares qu'il est important de conserver et de diffuser afin de préserver notre patrimoine botanique. À chaque sauge correspond un mode de multiplication, mais plusieurs modes peuvent aussi s'appliquer à une même plante. Les trois façons de multiplier sont :

  • le bouturage
  • le semis
  • la division.

Le bouturage

Pour certaines variétés (hybrides) qu'il est impossible de diviser, le bouturage est le seul mode de multiplication qui permet de conserver le patrimoine génétique et donc de dupliquer la plante-mère. La meilleure technique de bouturage pour obtenir une sauge vigoureuse et bien charpentée est le bouturage herbacé, c'est-à-dire à bois vert. La bonne époque pour pratiquer ce type de multiplication est aux mois de mai-juin. Toutes les espèces ne se bouturent pas avec la même facilité. Les microphylla sont parmi les plus faciles à bouturer. Généralement, les sauges à tiges velues et celles à feuillages gris sont plus difficiles à faire raciner. Pour obtenir une bouture réussie de ces dernières, il vous faudra en multiplier au moins une dizaine.

Comment procéder :

  • Préparez ou achetez un mélange contenant 50 % de terreau et 50 % de sable. Procurez-vous des contenants le plus petit possible (par exemple des pots de « petits suisses », sans oublier de perforer largement le fond pour l'évacuation de l'eau). Remplissez-les de ce mélange et arrosez-les.
  • Sur un pied bien vigoureux, prélevez une belle pousse tendre d'un maximum de 5 cm de long à l'aide de ciseaux de couture plutôt que d'un sécateur. Il est important d'obtenir une coupe franche et nette.
  • « Habillez » la bouture, c'est-à-dire coupez les feuilles environ de moitié dans le sens de la largeur et la tige juste en dessous du dernier nœud. Supprimez la paire de feuilles au niveau de ce dernier.
  •  S'il y a un bouton floral au sommet de la tige, enlevez-le.
  • Trempez la base de la bouture dans de l'hormone de bouturage. Secouez légèrement pour enlever l'excédent de poudre.
  • Vous piquerez ensuite la bouture ainsi pré-parée dans votre petit contenant garni du mélange prévu à cet effet, en ayant fait au préalable un pré-trou à l'aide d'un gros clou de façon à ce que la bouture ne casse pas en la mettant en terre.
  • Placez le résultat obtenu dans un endroit chaud, mais attention, sans soleil direct. Veillez à ce que le mélange reste toujours humide, sans excès.
  • À la fin d'une période de quinze jours à trois semaines, les premières racines doivent apparaître. Vous allez alors commencer à observer les premières pousses de votre bouture.
  • Une fois bien racinée, rempotez votre plante dans un godet ou un petit pot (un litre au maximum). Mettez-la dans un endroit abrité au soleil.

 

Le semis

Il permet de multiplier les espèces botaniques, c'est-à-dire les espèces types non issues d'hybridations. Même si le pied mère d'une variété hybride produit beaucoup de graines, le semis de celles-ci ne donnera jamais la même plante que la plante-mère. Suivant les espèces, la période de récolte des graines diffère. Pour récolter, les calices * doivent être parfaitement secs ; les graines, bien noires et brillantes, doivent tomber seules en exerçant simplement une légère friction sur les calices. Pour la plupart des espèces, les semis doivent être effectués au mois de janvier ou au plus tard en février. Si vous possédez beaucoup de sauges dans votre jardin, sachez que la plupart des espèces ne s'hybrident pas facilement. Mais si cela devait arriver, vous observeriez des variations — de couleur, de feuillage ou de comportement — sur les jeunes plants. Ces jeunes plants ne devront pas alors être nommés comme le pied mère. Ils devront être observés pendant deux à trois ans et, s'ils possèdent un intérêt particulier, pourront donner naissance à de nouvelles variétés.

 

Comment procéder :

  • Procurez-vous des caissettes de semis. Les caisses en polystyrène de votre poissonnier feront parfaitement l'affaire.
  • Préparez un mélange contenant 50 % de terreau et 50 % de sable de rivière ou, plus facile, achetez un terreau spécial semis.
  • Répartissez les graines sur le substrat en prenant soin de faire un semis très clair.
  • Recouvrez légèrement avec du sable (la même épaisseur de sable que l'épaisseur de la graine).
  • Humidifiez le tout légèrement.
  • Placez la caissette dans une pièce chaude. • Veillez à ce que le tout reste toujours humide mais sans excès.
  • Suivant les variétés, les graines vont lever plus ou moins vite, plus ou moins facilement et plus ou moins régulièrement.
  • Dès que vous apercevrez les deux feuilles primordiales, mettez-les le plus au jour possible. S'il ne fait pas froid, vous pouvez les sortir en journée dans un endroit protégé et les rentrer le soir. L'idéal est de pouvoir les mettre en véranda ou en serre.
  • Quand vous jugerez que vos plantules sont suffisamment développées (deux premières feuilles bien formées), vous les transplanterez chacune dans un godet avec un mélange de terreau drainant.
  • Vous les élèverez environ un mois en serre, véranda ou dehors dans un endroit bien abrité que vous protégerez d'un 'plastique. Elles pourront ensuite finir de grandir dehors.

 

La division

Toutes les espèces ne peuvent pas être divisées. Seules les plantes possédant une souche drageonnante, rhizomateuse, tubéreuse ou cespiteuse peuvent subir ce genre de multiplication. Cette opération devra être effectuée au tout début du printemps, une fois la taille ou le nettoyage terminés, sur une touffe assez forte. La division permet de multiplier à l'identique :

 

  • soit les hybrides qui ne produisent pas de parties aériennes bouturables ;
  • soit les espèces botaniques qui ne produisent pas ou peu de graines et qui n'ont pas non plus de boutures évidentes ;
  • soit des espèces botaniques qui produisent :es graines mais qui sont très difficiles à faire germer.

 

Comment procéder :

  • À l'aide d'une bêche, déterrez la motte en totalité.
  • Avec une scie ou un grand couteau, décousez la motte en parts en faisant attention à ne pas abîmer les nouveaux départs.
  • Replantez aussitôt les éclats ainsi obtenus en ayant auparavant pris soin de réduire le feuillage (supprimer les grandes feuilles et celles abimées).